28/12/2010

Sylvester Stallone - Bill Conti : une belle histoire

Bill Conti

Sorti en 1981, "A Nous la Victoire" ("Escape to Victory") narre la tentative d’évasion de soldats alliés d’un camp de prisonniers nazi en pleine guerre. Après de nombreux échecs, les soldats captifs, originaires de divers pays, décident de s’unir autour d’une idée des plus folles : profiter d’un match de Football d’exhibition, donné à Paris contre des soldats allemands, pour prendre la poudre d’escampette. Au-delà des Sylvester Stallone, Michael Caine et Max von Sydow qui dominent l’affiche aux côtés de nombreux (véritables !) grands joueurs de Foot de l’époque dont notre compatriote Paul Van Himst, Bobby Moore et l’inévitable Pelé, ce long-métrage signé John Huston a la chance d’être sublimé par la partition musicale d’un compositeur qu’on ne présent plus : Bill Conti.

Sylvester Stallone dans Escape to Victory

Associé plus d’une fois aux films de Stallone ("F.I.S.T.", "Paradise Alley" ou encore "Haute sécurité"), et bien évidemment à la saga "Rocky", ce dernier, durant une longue carrière commencée dans les années 70, s’est essayé à divers genres… Compositeur des "Karate Kid" originaux ainsi que de deux "James Bond" réalisés par John Glen - "Rien que pour vos yeux" (1981) et "Tuer n’est pas jouer" (1987) -, Bill Conti a fait des merveilles, dans le registre de la comédie, sur l’excellent "Baby Boom" (1988) de Charles Shyer, tout en s’aventurant sur le chemin de l’Heroic Fantasy avec l’adaptation cinématographique des "Maîtres de l’Univers" (1987) ; un transfert signé Gary Goddard.

Michael Caine - au centre - et Sylvester Stallone - à droite - dans Escape to Victory

Pour "A Nous la Victoire", Conti réadapte des sonorités et arrangements propres aux musiques militaires en y ajoutant une forte dose de bravoure ; trompettes et violons à l’appui ! A ce titre la piste "The Team Uniforms" (extrait ci-dessous) mérite, à elle seule, le détour… Mais, notre compositeur n’oublie pas également d'évoquer dans sa composition les conditions de détention, fatalement peu enviables (!), de ces soldats prisonniers au cœur de la Seconde Guerre mondiale par l’intermédiaire de séquences musicales plus intimistes et obscures. Bref, Bill Conti offre au film de John Huston un magnifique écho et participe allégrement à la réussite de ce divertissement d’un autre âge (Ah ces douces années 80 !) qui a su allier l’horreur de la guerre et la passion du Football. Une (re)découverte qui s’impose !

Un extrait...

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27/12/2010

TRANSFORMERS 3… La TOTALE !

Michael Bay aux commandes de Transformers 3

Scène apocalyptique, boulevard torpillé, acteurs poussiéreux, fumée et taules froissées… Il n’y a pas de doute : nous sommes bien sur le tournage d’un film de Michael Bay. Les courageux qui auront goûté aux imposants Bonus des Blu-Ray des deux premiers "Transformers", savent bien que Bay s’applique, avec minutie, à mettre au point des scènes de carnages mécaniques et qu’il aime ça ! Apparemment, les premières photographies du tournage de "Transformers 3", baptisé "Dark of The Moon", laissent bien imaginer que le réalisateur des "The Rock" et "The Island" est reparti en croisade à la quête aux scènes pyrotechniques et c’est tant mieux : c’est ce que demande le peuple… Ou du moins, les fans des films si remuants de Bay…

Au centre Bumbelbee dans Transformers 2 - En haut et en bas Bumbelbee dans Transformers 3

Pour ce troisième film, Bumbelbee, la voiture de Sam (Shia LaBeouf), reçoit quelques petites modifications comme de nouvelles jantes noires ainsi que de nouvelles bandes Racing également noires.

En route pour mettre en scène, pour la première fois de sa carrière, une trilogie, notre homme court, c’est vrai, certains risques. Les amateurs des deux premiers opus peuvent notamment craindre que ce troisième chapitre ne sente un peu le réchauffé !? Pourtant, la "DreamWorks" parait avoir de bonnes cartes en main pour nous faire vivre une nouvelle aventure palpitante… Si le duo Alex Kurtzman / Roberto Orci a déposé les plumes, c’est au scénariste Ehren Kruger que l’on doit ce "Dark of The Moon" ; un sous-titre des plus pertinents au regard du synopsis.

Shia LaBeouf et Patrick Dempsey sur le tournage de Transformers 3

S’il a surtout fait parler de lui en s’adonnant à l’écriture de scénarios très épineux, comme celui d’"Arlington Road" (1999), de "Scream 3", des deux remakes américains de "The Ring" ou encore de "La Porte des secrets" (2005), Kruger nous propose, pour ce nouveau long-métrage d’anticipation, de nous plonger dans l’Histoire : à la date du 20 juillet 1969, plus précisément, lorsque Neil Armstrong fut le premier homme a fouler le sol lunaire. C’est durant cette mission que les astronautes américains firent une découverte des plus surprenantes et capitales… Si l’on en croit la première bande-annonce de "Transformers 3" !

Exit Megan Fox - à gauche - Bonjour Rosie Huntington-Whiteley

Cette découverte aurait directement influé sur la poursuite de la course contre la montre spatiale opposant les Etats-Unis aux Russes et cela en pleine Guerre Froide. Aujourd’hui, les évènements de juillet 1969 vont entrer en collision avec la vie de notre ami Sam Witwicky (toujours interprété par Shia LaBeouf) et de ses anges gardiens robotisés, les Autobots. Les Decepticons tiennent-ils leur vengeance après la destruction du Fallen et la mise en déroute de Megatron ? Autre transfuge important après la démission des auteurs Kurtzman et Orci : l’arrivée sur le plateau du mannequin Rosie Huntington-Whiteley qui reprend le rôle de Mikaëla, la petite copine de Sam, rôle laissé par la sculpturale Megan Fox qui a jeté l’éponge.

Frances McDormandJohn Malkovich

D’autres (grands) noms du Box-office font également leur entrée dans la saga à commencer par Patrick Dempsey (si, si !), la très "indépendante" Frances McDormand - qui enfilera pour l’occasion le tailleur de la Directrice des Services Secrets U.S. - et John Malkovich. Ce dernier n’a jamais été contre une petite cure de grand spectacle et tiendra, dans ce "TF3", le rôle du patron de Sam… Et oui ! Il a bien grandi, en trois films, le petit rejeton de la famille Witwicky en enfilant, à l’image d’un certain Peter Parker (Tobey Maguire), un tour au lycée, à l’Unif’ et maintenant dans le monde cruel du travail. Alors que John Turturro n’est pas attendu dans ce troisième opus, les acteurs Josh Duhamel, Tyrese Gibson ainsi que le couple Kevin Dunn / Julie White - les parents de Sam à l’écran - sont toujours crédités au générique.

Josh Duhamel, à droite, et Tyrese Gibson, à gauche, dans Transformers 2

Attendu pour envahir les salles européennes au début des Grandes Vacances, vers la fin juin 2011, "Transformers : Dark of The Moon" cède à la mode en vigueur dans les cinémas et sera projeté apparemment (?) en 3-D. Beaucoup de rumeurs tournent inévitablement autour des robots / bolides que les spectateurs retrouveront dans ces nouvelles aventures. Les incontournables Bumbelbee et Optimus Prime signent bien évidemment leur retour alors qu’une fois n’est pas coutume, d’autres Autobots et Decepticons devraient faire leur entrée. A la vue de certains clichés de tournage, de nouveaux robots prendront l’apparence de voitures Nascar (ou Stock-Cars)… Il se pourrait même que de prestigieux modèles comme la Ferrari 458 Italia face une rapide apparition aux côtés des maintenant bien connus Ironhide, Ratchet et Sideswipe… Ce dernier recevant encore comme carrosserie celle d’une Corvette Stingray.

En direct du tournage - Ferrari et Corvette au menu !

Des nouveaux Autobots sous la forme de Stock-Cars ?

La bande-annonce…

Tags associés : "Transformers 3", Michael Bay, Megan Fox, Shia LaBeouf, Patrick Dempsey, John Malkovich, Tyrese Gibson

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26/12/2010

MACHETE : Danny Trejo sort les machettes

Machete au cinéma

Récemment sorti sur grand écran (mais pour combien de semaines encore ?), "Machete", la nouvelle co-réalisation de l’enfant terrible de San Antonio Robert Rodriguez, restera peut-être dans les mémoires pour trois (bonnes ?) raisons : premièrement, pour le concept original de ce long-métrage inattendu (voir ci-dessous) ; deuxièmement, pour l’opportunité offerte à nos vétérans du cinéma pur et dur des années 80-90, j’ai nommé Jeff Fahey ("Silverado", "Le Cobaye"), Don Johnson ("Harley Davidson et l’homme aux santiags") et bien entendu Steven Seagel ("Nico", "Piège en haute mer") de retrouver la toile ; troisièmement, pour la propulsion de la bouille patibulaire de Danny Trejo au devant de l'affiche… Lui qui a trop longtemps brillé dans des seconds rôles parfois un peu minces ou tout simplement pourris !

Danny Trejo est Machete

Hormis ces trois raisons, "Machete" se fond honorablement dans le moule des autres productions Rodriguez : on y retrouve ainsi d’alléchantes Bimbos sublimées par la participation non négligeable de Michelle Rodriguez, Jessica Alba et Lindsay Lohan ; du sang et de la violence et d’immondes crapules, rôles endossés avec brio par Robert De Niro et nos trois lascars : Fahey, Seagal et Johnson. Bref, le cahier de charges standardisé du studio "Troublemaker" de notre ami Robert Rodriguez est bien rempli avec ce "Machete" qui se permet, en plus, de recycler ici tous les archétypes liés au cadre spatial de l’intrigue : la bordure frontalière séparant le Mexique et les Etats-Unis...

Jessica Alba

C’est ainsi que l’ex-Agent mexicain Machete (Danny Trejo) - tentant de ne pas faire de vague sur le sol américain en affichant un statut de travailleur clandestin - va devoir affronter une horde de salopards profitant du désarroi des clandestins mexicains pour s’adonner aux exécutions sommaires, aux extorsions de fonds ainsi qu’aux inévitables trafics de drogue ! Face à un sénateur raciste et corrompu, à un tortionnaire à la tête d’une milice privée, à un Businessman manipulateur et un trafiquant de drogue mexicain cultivant les assassinas sanguinaires, notre ami Machete va avoir du pain sur la planche… Heureusement, il sera bien aidé dans sa croisade par ses compatriotes à commencer par la résistance armée menée par Luz (Michelle Rodriguez), la représentante de la Loi Sartana (Jessica Alba) et par son propre frère (Cheech Larin), devenu prêtre.

Michelle Rodriguez

La genèse du projet - souvenez-vous du double concept "GrindHouse" initié par les frères siamois Quentin Tarantino / Robert Rodriguez - est assez particulière. Alors que généralement une bande-annonce est conçue, en post-production, pour vendre un film ; "Machete" suit le plan inverse : c’est un faux Teaser, réalisé à l’époque de "GrindHouse" (2007) et que les fans ont vénéré après se l’être arraché, qui est à l’origine du long-métrage ! La pirouette scénaristique se devait donc d’insérer dans une trame d’une grosse heure trente les quelques hallucinantes séquences rencontrées sur cette bande-annonce…

Steven Seagel face a Machete

Même si l’on peut saluer ce travail d’accroche, les spectateurs pourront toutefois ressentir, durant la projection, un effet "à deux vitesses" avec quelques (trop rares) séquences Gore et spectaculaires (généralement les coupes du Teaser original) combinées à une histoire de flics pseudo-sociale tirant quelque peu en longueur. Le constat est donc là : "Machete" cultive finalement assez peu le filon Trash du synopsis - un Mexicano en colère réclamant une vengeance expéditive - pour confiner davantage les débats à une petite aventure policière (vraiment !) pas très originale plaçant à l’honneur une communauté hispanique militant pour une Amérique bigarrée et multiculturelle…

Machete

C’est beau ! Et oui, cette effusion honnête de bons sentiments, maintes fois traitée à Hollywood, ne fait pas forcément recette ici & la Cause défendue par Machete restera finalement moins dans les mémoires que la fameuse scène de la piscine, l’envoûtante silhouette de Michelle Rodriguez marchant sur les traces de l’"ange noir" Johnny Depp de "Desperados 2", ou encore des quelques effusions de sang bien juteuses qui ponctue l’ouverture et la clôture des débats… Le tout survolé par la bouille incomparable de Super Trejo. Quel charmeur le gars !

Jeff Fahey et Robert DeNiro

"Machete" demeure donc une réalisation (signée Rodriguez) imparfaite car certainement pas aussi juteuse et sanguinaire que ce qu’on pouvait espérer. Peut-être que les révulsifs de ce genre de spectacles à la "Planet Terror" pourraient trouver, en ce "Machete", une occasion louable de se familiariser, quelque peu, avec le cinéma de notre ami Robert… Un cinéma que l’on aime sans concession, bourré de références, divertissant, sexiste et à consommer sans modération avec une Desperados Tequila dans une main et des Doritos piquants dans l’autre !

Don Johnson

La bande-annonce…

Tags associés : "Machete", Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Jessica Alba, Robert De Niro, Johnny Depp, Robert Rodriguez, Quentin Tarantino, "GrindHouse", "Planet Terror"

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25/12/2010

X-MEN a-t-il encore fait des petits ?

I Am Number 4

Avec des films comme "Paranoiak" (2007) et "L’œil du mal" (2008), le réalisateur D.J. Caruso a redonné ses lettres de noblesse aux productions Teenagers. Il faut dire que ce dernier a bien été aidé, dans ses entreprises, par le doué Shia LaBeouf - devant la caméra - ainsi que par les sommes investies par le studio DreamWorks et notamment par l’Oncle Spielberg ! Aujourd’hui, Caruso nous revient avec un nouveau long-métrage, "Numéro quatre", attendu sur les écrans américains le 18 février et le 16 mars 2011 dans les salles du Vieux Continent.

D.J. Caruso

Porté par un casting, une nouvelle fois, assez juvénile, "I Am Number Four" nous narrera la vie mouvementée de John Smith (Alex Pettyfer), un ado’ contraint pour on ne sait quelles raisons de continuellement se déplacer à travers le pays en changeant, à chaque fois, d’identité, sous l’œil de son protecteur interprété par le maintenant (re)connu Timothy Olyphant ("Die Hard 4", "Hitman"). Inutile de préciser que ce "Numéro quatre" nous permettra d’apprendre exactement par qui et pourquoi John est pourchassé…

Alex Pettyfer

Si l’on se base sur ses dernières productions, on peut faire confiance à D.J. Caruso pour ménager le spectacle ; tout en relevant le nom de Michael Bay en haut de l’affiche avec sa belle casquette de producteur. Les amateurs du cinéma de Bay, passé depuis quelques années dans le camp DreamWorks - avec "The Island" - devraient être intéressés par cette nouvelle offre de 2011 !? Espérons cependant qu’"I Am Number Four" ne se révèle pas être finalement, dans sa formulation, un "X-Men" déguisé ou un ersatz insipide de "Push".

Dianna Agron et Alex Pettyfer

Outre Olyphant, ce nouveau long-métrage mettra en scène les jeunes acteurs Alex Pettyfer et Teresa Palmer respectivement très peu convaincants dans les "minables" "Alex Rider : Stormbreaker" et "L’Apprenti sorcier" ! Il serait toutefois vraiment stupide de ne pas leur donner une nouvelle chance ! Relevons, pour terminer, la présence également au générique d’une autre blonde, Dianna Agron ("Heroes"), qui a fait ses armes sur le petit écran ; et de l’éternel second rôle Kevin Durand ("X-Men Origins : Wolverine") agréablement mis en valeur dans le dernier et excellent "Robin des Bois" de Ridley Scott.

Teresa Palmer

La bande-annonce…

Tags associés : Michael Bay, D.J. Caruso, Steven Spielberg, Ridley Scott, Timothy Olyphant, Shia LaBeouf, Teresa Palmer, "X-Men Origins : Wolverine", "Robin des Bois" (2010), "Die Hard 4", "Hitman", "L’Apprenti sorcier"

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24/12/2010

RESIDENT EVIL 4 n’arrêtera pas l’hémorragie !

Resident Evil : Afterlife82273178227317822732182273218227321

Combattant désormais en solo l’implacable multinationale "Umbrella Corporation", à l’origine du "Virus-T" qui a transformé la population mondiale en horribles zombies, Alice (Milla Jovovich) sillonne la surface du globe en avion dans l’espoir de retrouver des survivants et notamment ses amis emmenés par l’intrépide Claire Redfield (Ali Larter)… Mais de nouveaux ennemis se dressent sur la route de notre héroïne à commencer par le redoutable Albert Wesker (Shawn Roberts). La transhumance d’Alice la mène à Los Angeles, ville livrée - comme toutes les autres - à la loi des flammes et aux hordes de zombies, là où un groupe de survivants tente de s’isoler de la menace dans une ancienne prison de haute sécurité… Cela fait déjà quelque temps maintenant que la franchise cinématographique "Resident Evil" s’est fortement éloignée des bases scénaristiques - diablement plus excitantes ! - de la saga vidéo-ludique estampillée du label "Capcom".

Milla Jovovich

Si l’on pouvait admettre que le deuxième opus, intitulé "Apocalypse" (2004) et réalisé par Alexander Witt, parvenait à récupérer quelque peu les bonnes vibrations engendrées par les jeux vidéos, le troisième film - "Extinction" (2007) - a réussi à complètement s’émanciper de sa source d’inspiration originale. Ceci peut être perçu comme un bien ou un mal… Cela dépendra sans doute de l’attachement qu’éprouvent les spectateurs pour les jeux "Capcom" et/ou pour les films se traînant (péniblement !?) derrière l’ombre des créations du maître du genre : George A. Romero. Si ce présent "Resident Evil", sous-titré cette fois "Afterlife", pouvait se targuer, lors de son exploitation en salle, d’offrir l’expérience 3-D aux rares fans de cette saga qui ont tenu le coup jusqu’à ce quatrième volet, l’édition DVD - Blu-Ray sera malheureusement nettement moins alléchante de ce côté-là ! (comptons toutefois une possible version Blu-Ray 3-D qui nécessite, bien évidemment, de déjà posséder un écran en Trois Dimensions dans son salon !)

Shawn Roberts

Résultat des courses : l’abus disgracieux de ralentis (à la John Woo), entraînant souvent des plans visuels et des effets spéciaux un peu chiches et pas nécessairement très soignés, passe assez mal sur le petit écran ! Franchement, comme précisé ci-dessus, en tant que pure adaptation, ce "R.E. 4" est loin d’être irréprochable et demeure plutôt très mauvais. Pire encore, désacralisé de toute l’ambiance sensationnellement oppressante et glauque des derniers jeux, le long-métrage de Paul W.S. Anderson (encore lui !) - scénariste et producteur de la saga et de surcroît metteur en scène du premier volet - intègre, à la grosse louche, de nouveaux personnages (tant patibulaires qu’adjuvants) sans prendre aucune considération ou aucun soin : l’entrée des mémorables Albert Wesker et Chris Redfield (joué à l’écran par Wentworth Miller), personnages antagonistes du dernier jeu "Resident Evil 5", s’opère ainsi, sur la pellicule, par la (très !) petite porte. "Resident Evil : Afterlife" ou comment désacraliser des personnages emblématiques de la franchise ludique

Ali Larter et Milla Jovovich

Pour ceux qui ont échappé au virus "Console(s)" ou qui n’ont jamais tenu une manette entre leurs mains, ce film n’apparaît finalement ni meilleur ni pire que le premier ou le troisième opus. Les spectateurs seront, la plupart du temps, plongés dans un spectacle déconstruit où les scènes s’emmêlent pêle-mêle sans réelle passion narrative & où l’apport visuel est honorable (et encore !). Hormis la scène d’ouverture - très "Matrix" - et celle de clôture - plus "Terminator" -, on assiste à une pâle copie des œuvres de Romero ; copie qui reste boostée par une palette de zombies plus voraces et véloces - dans la lignée des vampires de la série "Blade" -.

Resident Evil : Afterlife

Là où, dans "L’Armée des morts", un centre commercial devenait le seul lieu d’asile pour l’espèce humaine, Milla et ses potes s’offrent une thalasso dans une prison. Si les lieux et le cadre changent l’essence même du combat pour la survie de quelques rescapés face à des morts-vivants enragés s’avère, une nouvelle fois, très répétitive. Distrayant (si l’on est toutefois pas très exigeant), notre "Resident Evil 4" constitue, au final, un extraordinaire (restons dans l’ironie !) Patchwork d’inspirations bigarrées. Mais un film n’est pas une recette de cuisine : ce n’est pas en mariant du "Blade" à du "Matrix", du "Terminator" et de "L’Armée des Morts" que l’on parvient à accoucher d’un merveilleux film d’anticipation original et allaitant.

Wentworth Miller

S’entourant d’un intéressant Shawn Roberts (habitué aux films de zombies) d’un inexpressif et plutôt mou Wentworth Miller ("Prison Break") ainsi que des jolis minois de Milla Jovovich et d’Ali Larter, toujours partantes pour prêter leur image à de folles cascades défiant les lois de la gravité, Paul W.S. Anderson déçoit : l’élan de sympathie engendré par sa mise en scène énergique et inventive sur la "Course à la mort" et sa gestion de la production sur le très bon "Pandorum" n’aura été que de courte durée… Attendons maintenant de voir ce que notre homme va faire des "Trois Mousquetaires" d’Alexandre Dumas ??? Ah ! J’entends déjà des dents grincées !

Resident Evil : Afterlife

La bande-annonce…

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21/12/2010

Les aventures pathétiques d’Adèle Blanc-Sec…

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Adèle Blanc-Sec (Louise Bourgoin), l’héroïne tout droit sortie de l’imagination de Jacques Tardi, s’offre des aventures sur grand écran - aujourd’hui disponible en DVD - avec l’aide du célèbre cinéaste Luc Besson. C’est pour ramener à la vie sa sœur Agathe (Laure De Clermont-Tonnerre) subitement disparue qu’Adèle s’envole pour l’Egypte dans le but de retrouver la dépouille d’un célèbre sorcier de l’Antiquité. Pour réussir sa mission, notre héroïne devra déjouer les pièges de l’antipathique Dieuleveult (Mathieu Amalric) mais aussi résoudre une mystérieuse intrigue parisienne mettant aux prises l’Inspecteur Caponi (Gilles Lellouche) et son équipe à un Ptérodactyle préhistorique ! Même si les apparitions de Luc Besson se font assez rares devant une caméra, on ne peut pas dire que l’un des Maîtres du cinéma français des Années 80-90 choisit toujours bien ses longs-métrages. Ce dernier "Adèle Blanc-Sec" traduit ainsi bien un certain laisser-aller dans la veine créatrice de Besson qui a surtout, ces dernières années - semble-t-il - tenté de se recycler en réadaptant ou plagiant (même !) son propre style. Ses dernières entreprises ne furent pas toujours très élancées et, le moins que l’on puisse dire aujourd’hui, c’est que cette "Adèle Blanc-Sec" ne relance réellement pas la carrière du Luc Besson metteur en scène !

Mathieu Amalric face à Louise Bourgoin

Manquant la plupart du temps de dynamisme et d’envergure - bien que la promesse de surfer, d’une part, sur la civilisation de l’Egypte antique et, d’autre part, sur la faune préhistorique à de quoi faire saliver - cette adaptation cinématographique met malheureusement en avant une héroïne qui cultive plus la sécheresse que le charme. En n’essayant ici de pasticher le cachet guimauve authentique (tellement jouissif) d’un Jean-Pierre Jeunet, Luc Besson ne réussit qu’à remettre une pâle copie…

Jean-Paul Rouve

Celle-ci prend de surcroît le risque de lorgner, sans vergogne, du côté de "Jurassic Park", en n’oubliant pas de saupoudrer le tout d’une grosse dose malodorante de "Belphégor". Ce patchwork prétentieux visant sans doute à accoucher d’un Blockbuster "à la française" suffit tout juste à composer une bande-annonce qui pique la curiosité mais une fois le film lancé, on en espère finalement pas grand-chose… sauf peut-être qu’il se termine rapidement !

Louise Bourgoin à droite

Pas nécessairement pire (heureusement !) que la dernière adaptation des aventures de "Lucky Luke", "Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec" restent certainement moins abouties que celles de "Largo Winch". Une nouvelle fois, avec ce dernier long-métrage signé Besson, le cinéma français met involontairement à l’honneur un certain cinéma américain capable de nous offrir de magnifiques adaptations de Comics à la fois bien imbriquées dans les préoccupation de notre époque et, en même temps, attractives au niveau du divertissement… Bref, tout ce qu’"Adèle Blanc-Sec" n’est pas !

Gilles Lellouche au centre

Ni les grimages outrageux des acteurs Mathieu Amalric, Jacky Nercessian et Jean-Paul Rouve, ni la prestation vaudevillesque et attachante du doué Gilles Lellouche ne permettront de conserver un souvenir fort appréciable de ce petit film qui voulait sans doute jouer dans la cour des grands… Mais, finalement, avec une héroïne sèche et morbide plus que charmante et généreuse, que pouvait-on attendre d’autre ? Espérons qu’un One Shot suffira et que le Titanic aura bien la peau de cette "sombre" héroïne !

La bande-annonce…

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20/12/2010

SUPERMAN sur les traces de Batman... L’idéal !?

Superman

Apparemment, les studios Warner Bros se donnent le temps pour lancer le chantier d’un nouveau long-métrage consacré au super héros Superman ?! Annoncé pour débuter durant l’été 2011, le tournage de "The Man of Steel" (titre actuel de ce nouvel opus) devrait finalement être lancé dans le courant de l’année 2012… Quoiqu’il en soit, sur papier, ce futur (?) gros long-métrage a de quoi mettre en appétit avec un Christopher Nolan comme producteur, suivit de son frère, Jonathan, et de l’incontournable David S. Goyer, tous deux à l’écriture du scénario. N’oublions pas également le talentueux Zack Snyder derrière la caméra. Et oui, que du beau monde !

Christopher Nolan

Si l’on considère maintenant tout le génie déployé par Christopher Nolan pour ressusciter et même pérenniser les aventures de Batman, le "chevalier noir", sur grand écran ; l’ingéniosité d’un Jonathan Nolan ("The Dark Knight", "Le Prestige", "Memento") impayable pour nous offrir de copieux scénarios ; l’expérience d’un David S. Goyer ("X-Men", "Ghost Rider", "Thor", "Batman Begins", "Blade", "Dark City") dans le monde des adaptations de Comics et, pour terminer, la Vista de Zack Snyder, génial metteur en scène sur le remake de "L’Armée des morts" (2004), "300" et "Watchmen", on est en droit de saliver en pensant à ce "The Man of Steel"…

Zack Snyder

En espérant simplement que si ce projet aboutit, la (possible) désillusion ne sera pas trop lourde à supporter… Optimisme ! Optimisme !

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19/12/2010

Fast & Furious 5 pour 2011 : le chapitre final ?

Paul Walker et Vin Diesel

C’est un peu la "surprise du chef" de cette fin d’année : et oui, il y aura bien un cinquième "Fast & Furious" dans les salles en 2011 ! Saga initiée en 2001 sous l’impulsion du cinéaste Rob Cohen et de l’acteur bodybuildé Vin Diesel - tandem que l’on retrouva un an plus tard sur le premier "xXx" -, "Fast & Furious" a, d’une certaine manière, noyé le poisson durant le deuxième et troisième volets… Souvenez-vous : pas de Diesel sur "2 Fast 2 Furiou"s et une toute nouvelle aventure sans attache apparente pour "Tokyo Drift". Aujourd’hui, depuis le quatrième épisode prônant un intéressant retour aux sources, "Fast Five" - c’est le nom de ce cinquième titre - se dessine comme une réunion fraternelle invitant à la fête la plupart des vedettes apparus dans la saga...

Paul Walker, Sung Kang, Ludacris, Jordana Brewster, Charisma Carpenter et Vin Diesel

Les amateurs du genre auront ainsi la joie de retrouver, dès le moi de Mai 2011, Tyrese Gibson ("Tranformers", "2 Fast 2 Furious"), Ludacris ("2 Fast 2 Furious"), Sung Kang ("Tokyo Drift") ou encore Jordana Brewster campant, à l’écran, la petite frangine de Dominic Toretto (Vin Diesel). Si le personnage campé par Michelle Rodriguez a passé l’arme à gauche dans le quatrième "F&F", les acteurs phares de la série, Diesel et Paul Walker, reforment, pour la troisième fois, un improbable tandem : passé du côté des hors-la-loi, Brian O’Conner (Walker) doit maintenant se faire une place dans le monde de Dom’.

Vin Diesel et Paul Walker

L’action de ce "Fast Five" se déroulera autour et au cœur de Rio de Janeiro (Brésil) histoire d’épicer, sans doute, quelques peu les débats. Mais reconnaissons-le d’emblée, les premières images de cette superproduction américaine nous laissent un petit goût de déjà-vu au niveau, notamment, du cadre urbain : avis à tous ceux qui ont vu "L’Incroyable Hulk" de Louis Leterrier ou qui se souviennent de la course poursuite finale de "Bad Boys 2" ! Cerise sur le gâteau dans cette réunion de famille de "gros bras", pour une fois, notre équipe de choc devra se mesurer à un véritable adversaire armoire à glace en la personne de Dwayne Johnson "The Rock". L’ancienne star mondiale de catch campera, dans ce "Fast Five", un intraitable Agent américain bien décidé, par tous les moyens légaux ou autres, à intercepter le duo infernal Toretto - O’Conner.

Vin Diesel et Dwayne Johnson

Si la bande-annonce nous laisse bien évidement admirer quelques beaux châssis (Chevrolet SS, BMW 3, Nissan Z350, Dodge Charger & Cie.) maintenant bien connus dans la franchise, les amateurs de cambouis ne seront sans doute pas mécontents de retrouver dans cette nouvelle aventure les formes saillantes de l’actrice Charisma Carpenter, icône du petit écran après avoir essuyé plusieurs prestations dans des séries comme "Buffy contre les vampires", "Angel" et "Charmed".

Vin Diesel

La bande-annonce...

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Johnny English sera de retour en 2011 !!!

Rowan Atkinson, alias Johnny English, est de retour !

Il y a déjà sept ans ! En 2003, le comédien anglais Rowan Atkinson s’essayait, avec brio, aux parodies d’espionnage en se glissant dans la peau d’un gaffeur invétéré surnommé "Johnny English". L’année prochaine, en 2011, le pire espion au service de sa Majesté est de retour pour le Meilleur mais certainement (aussi) pour le Pire. Cela demeure une réelle surprise d’accueillir dans quelques mois (pour septembre !?) le Sequel des aventures loufoques d’English… De là à écrire qu’il s’agit d’une "mauvaise" surprise, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas !

Rosamund Pike, de James Bond Girl à Johnny English Girl

Hormis ce cliché (voir ci-dessus) et quelques (prestigieux ?) noms en tête du casting de ce second opus, nous avons très peu d’informations sur ce long-métrage mis en scène par Oliver Parker ("Le Portrait de Dorian Gray"). Si la belle chanteuse australienne Natalie Imbruglia n’est plus de la partie, on pourra compter sur la ravissante Rosamund Pike ("Clones") pour insuffler du charme et du mystère à cette nouvelle parodie marchant sur les plates bandes de l’Agent 007. Détail amusant, on se souviendra que Rosamund avait justement campé les James Bond Girls dans le "Meurs un autre jour" (2002) de Lee Tamahori aux côtés de Pierce Brosnan et de Halle Berry. Du côté du vilain de service, c’est vraisemblablement Dominic West ("The Punisher. Zone de guerre", "30"0) qui sera chargé de faire oublier John Malkovich, l’adversaire d’English dans le premier chapitre. Notons également la participation de l’actrice Gillian Anderson, l’ex-starlette de la célèbre série "X-Files" que l’on a pu récemment voir dans "Le Dernier roi d’Ecosse".

Dominic WestGillian Anderson, à l'époque de la folie X-Files

Espérons juste que notre ami Atkinson - qui s’est juré de ne plus camper (pour le moment !?) son célèbre personnage, Mister Bean - nous offrira un bon divertissement favorable à nous faire oublier les désastreuses "Vacances de Mr. Bean"…

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