31/08/2010

KICK-ASS : coup de projo’ sur les supers héros

Kick-Ass

Disponible depuis peu en format DVD / Blu-Ray, "Kick-Ass" bien qu’il bénéficie d’un capital sympathie certain auprès de quelques quotidiens, ne devrait toutefois pas marquer les annales des grandes adaptations de Comics. Arrivé peut-être un peu tard après le "Watchmen" de Zack Snyder, le film de Matthew Vaughn présente toutefois une belle petite galerie de personnages brassant acteurs matures confirmés et jeunes pouces qui devraient rapidement décoller dans les tabloïds. Présentation sur le fil du rasoir…

Quand Nicolas Cage joue les Batman

Après avoir tenu des rôles assez "électriques" notamment dans "Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans", "A Tombeau ouvert" ou encore dans "Leaving Las Vegas", on savait depuis longtemps déjà que Nicolas Cage n’a pas foncièrement de plan de carrière et se laisse plutôt guider selon l’humeur du moment. Résultat des courses, Cage a toujours ses fans mais sa filmographie est qualitativement un peu (beaucoup) en dents de scie. Avec "Kick-Ass", notre acteur - campant pour l’occasion un ex-flic, père irresponsable et passionné par les grosses gâchettes - nous prouve une nouvelle fois qu’il ne craint pas d’interpréter des personnages assez… comment dire… "spéciaux" !

Kick-Ass

Face à lui, nous retrouvons Mark Strong... Assez intéressé par le cinéma de Guy Ritchie ("Revolver", "Rock’N’Rolla") et les adaptations historiques ("Tristan & Yseult", "Victoria : les jeunes années d’une reine"), notre acteur londonien a bien reçu les félicitations du jury, précisément, en interprétant un prince valeureux mais aussi égocentrique à l’occasion du "Stardust" de Matthew Vaughn. Un réalisateur que Strong retrouve justement ici avec "Kick-Ass". Depuis, 2006 et "Le Mystère de l’étoile", Mark Strong a peaufiné son interprétation du méchant pas beau avec de très belles affiches comme "Sherlock Holmes" (toujours de son ami Guy Ritchie) et le "Robin des Bois" de Ridley Scott. Pas de nuance ou de surprise avec "Kick-Ass" : Mark Strong tourne une nouvelle fois devant la caméra de Vaughn et campe, pour la énième fois, les vilains de service… Une gamme de rôles qui lui va, c’est vrai, à ravir !

Evan Peters, Aaron Johson et Clark Duke

L’impact de ces deux acteurs, Cage et Strong, sur "Kick-Ass" se concentre presque exclusivement autour des inspirations très polar - façon Gangsters et Vendetta - qui transpirent de ce long-métrage. Ce dernier explore toutefois encore plus le thème des adolescents fascinés par l’enivrant monde des supers héros. A ce titre, Vaughn et son équipe se sont offert les services de quelques bonnes bouilles du cinéma Teenagers de l’Oncle Sam. On pense principalement à Christopher Mintz-Plasse et à Clark Duke alors qu’un acteur comme Aaron Johnson n’avait jusqu’ici pas foncièrement fait parler de lui ! Mais ce serait bien triste de cracher sur une jeune révélation… A l’image également de la petite Chloe Moretz, Little "Veuve Noire" en puissance !

Christopher Mintz-Plasse

Si l’on vient surtout de découvrir Clark Duke avec "La Machine à démonter le temps" ("Hot Tub Time Machine") récemment sorti sur grand écran, la frimousse malingre de Mintz-Plasse n’est plus à présenter aux spectateurs qui ont vu les disgracieux "L’An 1 : des débuts difficiles", "Les Grands frères" ainsi que l’incontournable "SuperGrave". Ce casting volontaire et clairement orienté ne permettra cependant pas à cette aventure signée Matthew Vaughn de nous épargner quelques longueurs et finalement d’accoucher d’un "épisode" assez classique bien que le goût de la réalité choc et de la violence gratuite, déployé par le metteur en scène, constitue pour certains une forme d’"art cinématographique"… Vraiment, ça se discute ! Autant mettre des piments dans de la compote pour bébé !

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30/08/2010

KICK-ASS : le film qui fait tache !

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Avec ce "Kick-Ass", nous sommes bien loin des parodies salaces et ironiques façon "Super Héros Movie" (2008)… Ce serait mal connaître le parcours du réalisateur Matthew Vaughn qui a souvent donné dans le "carnage" (producteur sur "Snatche" et "Carton rouge", réalisateur sur "Layer Cake") avant de dépoussiérer, avec cœur, le genre Heroic Fantasy en nous offrant avec son "Stardust" une compilation mi-boiteuse mi-excitante de tout ce que cette veine a pu nous donner en terme d’œuvres cinématographiques. Mais pour l’heure, Vaughn range ses sorcières, pirates, fées et autres preux chevaliers, pour s’attaquer à un autre thème que le cinéma exploite, pour le moment, avec une ardeur peu conventionnelle : les films de supers héros.

Aaron Johnson

En n’omettant pas le "Watchmen" de Zack Snyder qui, c’est vrai, a offert une nouvelle dimension à ce genre de divertissement, le "Kick-Ass" de Matthew Vaughn, dans sa formulation, s’attarde sur un angle d’approche très peu exploité jusqu’ici… Si de nombreuses adaptations de bandes dessinées ‘ricaines, à l’image des "Spider-Man" & Cie., se sont perpétuellement amusées à tenter de vulnérabiliser leurs super héros indestructibles dans le but de leur offrir quotidiennement de nouveaux challenges propices à soigner toujours un peu plus leur virtuosité, "Kick-Ass" suit cette trame en tranchant pourtant allégrement dans le vif ! Il n’est en effet ici pas question de suivre les mésaventures de prodiges chimériques boostés aux manipulations génétiques ou aux phénomènes paranormaux.

Nicolas Cage

Le film presque inclassable de Vaughn s’attarde plutôt sur le trip déjanté d’ados (plus que) vulnérables qui vont se prendre pour des super héros invulnérables ! Le résultat est sans aucun compromis à l’image d’une émission de cuisine animée par Hannibal Lecter. Matthew Vaughn, associé au scénariste Jane Goldman ("Stardust"), suit copieusement la ligne de conduite tracée par Mark Miller et John Romita Jr., les auteurs du Comic Book original dont s’inspire le film. "Kick-Ass" nous dépeint ainsi la poussée d’hormone de jeunes américains biberonnés, avec une trop grande assiduité, aux grandes valeurs, gadgets et épopées salvatrices véhiculés par les Comics.

Christopher Mintz-Plasse & Mark Strong

Tout en fantasmant sur les protubérances mammaires du corps enseignant de son école, en s’adonnant à la masturbation ainsi qu’aux pires humiliations lui permettant tout simplement de passer quelques moments privilégiés avec la fille de ses rêves, Dave Lizewski (Aaron Johson) décide de s’embarquer dans le trip super héros en devenant Kick-Ass. Malheureusement, plus que le goût de la justice et des victoires sur les crapules du quartier, notre jeune ami collectionne les coups de couteau dans l’abdomen et les ecchymoses à gogo. Reste que progressivement - par un tour de passe-passe plutôt invraisemblable - les inspirations vengeresques de Dave vont rencontrer celles de Damon Macready (Nicolas Cage) et de sa petite fille Mindy (Chloe Moretz). Les Macready ont en effet un compte à régler avec le truand Frank D’Amico (Mark Strong) qui, de son côté, élève dans le luxe un fils, Christopher (Christopher Mintz-Plasse), qui ne demande qu’à entrer dans le business "de papa" et si possible en arborant le super costume moulant d’un personnage tout droit sorti de l’imagination de l’illustre Stan Lee avec, en prime, la rutilantes bagnoles qui flashe bien !

Chloe Moretz

C’est certain : "Kick-Ass" porte une critique assez éclairée sur la fascination qu’exerce les supers héros sur les ados américain (et ceux du monde entier !?) ; fascination bien entendu garantie et alimentée par notre chère société de surconsommation à l’occidentale. Toutefois, l’élan sociologique de ce long-métrage reste méchamment contrebalancé par un traitement plutôt mièvre et souvent dérangeant. Mièvre car les plans de Matthew Vaughn se mordent un peu la queue en ne réussissant pas à éviter, à plusieurs reprises, les (gros) clichés du genre Comics. Dérangeant car le petit Padawan Matthew, orchestrant ses premiers pas dans ce monde de capes et de héros, choisit d’embarquer son récit - à l’image d’un Zack Snyder - dans l’ultra réalité en n’épargnant pas aux spectateurs répliques crues et quelques belles scènes sanguinolentes flirtant parfois carrément avec le Gore.

Nicolas Cage et Chloe Moretz

Si ce traitement passe encore sur des planches de B.D., sur pellicule, ce n’est peut-être pas gagné ! Restent cerise sur le gâteau du mauvais goût, les personnages de Damon et Mindy Macready, respectivement interprétés par Nicolas Cage et Chloe Moretz… Assurément le couple père/fille le plus percutant et dérangeant de cette dernière décennie cinématographique : ou quand un père, fasciné par les armes, tire volontairement sur sa fille pour parfaire son éducation d’héroïne en cape courte, ou quand cette dernière trucide Bimbos et truands à coup d’arme de poing et de sabre sanguinolent. Et ça vous fait rire tout ça ? Moi pas !

Matthew Vaughn, Aaron Johnson et Chloe Moretz sur le tournage de Kick-Ass

Bien que ce "Kick-Ass" se vendra en DVD comme un film de supers héros, le résultat obtenu démontre que cette aventure n’est pas de cette trempe ! Caricatural sans être éblouissant, taquin sans être hilarant (bien au contraire), "Kick-Ass" demeure incisif et percutant… mais peut être justement dans le mauvais sens du terme en glorifiant notamment une violence gratuite et nauséabonde. En terme de pure réalisation, par contre, le dernier "bébé" de Matthew Vaughn n’a certainement pas à faire rougir de honte son paternel ! C’est déjà ça !

Chloe Moretz

La bande-annonce…

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29/08/2010

Nicolas Cage et l’Apprenti Sorcier

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Depuis des siècles, le magicien Balthazar Blake (Nicolas Cage) est condamné à capturer les serviteurs de l’effroyable sorcière Morgane (Alice Krige) et, dans le même temps, à trouver le dernier "Merlinien", le descendant de l’illustre Merlin et le seul capable de débarrasser le monde de l’infâme prêtresse du Mal. La quête de Blake va le mener à New York, là où il va rencontrer le jeune Dave (Jay Baruchel) qui malgré un physique malingre et un manque flagrant de confiance en lui paraît bien être l’héritier de la prophétie… Pourchassé par le redoutable Horvath (Alfred Molina) et ses sbires, Balthazar dispose de très peu de temps pour entraîner son jeune apprenti avant que celui-ci soit contraint d’affronter la redoutable Morgane.

Nicolas Cage et Jay Baruchel

Attendu comme l’un des gros Blockbusters de l’été 2010 - étant donné la présence au générique du géant Walt Disney Pictures assorti au producteur Jerry Bruckheimer (cette fine équipe déjà à la base de longs-métrages tels que le récent "Prince of Persia") -, "L’Apprenti Sorcier" a tout le loisir, durant 1h45, de nous décevoir ! On retiendra principalement deux gros problèmes liés à cette mièvre superproduction… Lacunes qui en entraînent d’ailleurs d’autres… Premièrement, la cristallisation du jeune acteur Jay Baruchel dans un rôle stéréotypé à l’extrême ; deuxièmement, le manque d’expérience flagrant du metteur en scène embauché sur le projet, Jon Turteltaub, pour ne pas le citer !

Gregory Woo

D’un côté donc, nous avons l’acteur paumé Baruchel qui, depuis plusieurs années déjà, enfile les seconds rôles de timoré puceau dans des aventures comme "Tonnerre sous les Tropiques" (2008) ou "Trop Belle !" (2010). Le problème avec cet "Apprenti sorcier", c’est que notre malheureux a très peu d’occasion, face à la caméra, de moduler son jeu et se contente donc de sur-jouer - comme il sait trop bien le faire - les andouilles capables de sortir des vannes stupides (qui ne font rire personne !) et des répliques invraisemblables de niaiserie dans un laps de temps plus que compté. Un exploit dans l’art du mauvais goût ! Après deux ou trois séquences dans lesquelles notre jeune Jay Baruchel exploite ce potentiel si agaçant, le personnage de ce dernier perd toute la sympathie et la crédibilité que le spectateur aurait dû lui témoigner… C’est quand même lui, le héros titre de cette aventure ! Que Diable !

Jon Turteltaub et Nicolas Cage

Enfermé donc dans une caricature sans éclat et trop mollassonne de l’anti-héros qui finalement (mais ça c’était prévisible ! Walt Disney oblige !) réussit à s’enrôler, sans trop savoir comment, dans le costume du preux chevalier, Jay Baruchel n’est pas le seul à blâmer. La faute de ce gâchis est peut-être encore plus à imputer au metteur en scène Jon Turteltaub. S’étant déjà montré légèrement frileux sur les deux "Benjamin Gates" (deux autres productions Bruckheimer), ce dernier ne s’est jamais réellement imposé comme un cinéaste de films "sensationnels". S’il a fait avant tout ses armes dans de charmantes comédies comme "Rasta Rockett" (1994) ou le sublime "L’Amour à tout prix" (1995), Turteltaub n’a par ailleurs jamais brillé dans sa gestion des scènes d’action ni dans la manipulation des effets spéciaux. Etrangement ici, pour "L’Apprenti sorcier", l’effort visuel exercé par l’équipe technique est plus qu’honorable. C’est à d’autres niveaux que l’œil du réalisateur pèche…

Nicolas Cage et Alfred Molina

Maître d’œuvre de choix plus que douteux, Jon Turteltaub galvaude tout simplement tout le charme et le mysticisme qui aurait pu découler de cette affiche. Ca commence déjà très mal avec une séquence d’ouverture narrée à l’emporte-pièce qui, dans l’esprit, ne manquait pourtant pas de charme et d’inspiration. Au lieu d’introduire, avec sérénité et empathie, une aventure magique débutant dès le 8e siècle de notre ère - même si trente minutes sont nécessaires à cela ! -, "L’Apprenti sorcier" se contente de brosser grossièrement un combat maléfique qui fulmine depuis le Moyen Age en 5 minutes (et encore !) montre en main. Tout le monde n’est pas Peter Jackson qui veut ! C’est vrai ! Par la suite, Turteltaub nous précipite allégrement dans la mélasse avec une quête se mordant très rapidement la queue.

Nicolas Cage et Jay Baruchel

Après le "je t’aime moi non plus", Jay Baruchel, sous la conduite de Turteltaub, joue les "je veux devenir un grand sorcier mais après je m’y refuse par amour pour cette charmante période que l’on appelle la puberté". Nous voilà donc entraînés dans un aller-retour infernal et boiteux livré, tantôt, à l’enthousiasme d’un ado' indécis, tantôt, à la névrose de ce même jeune homme reculant devant chaque obstacle qui se dresse sur sa route… Dans le segment "films initiatiques", on a déjà vu nettement plus folichon. Même si le ton enfantin de ce long-métrage n’est pas foncièrement atroce à supporter (après tout, les p’tits cinéphiles ont aussi bien droit à leurs Blockbusters !), on ne pardonnera pas aux producteurs des "Pirates des Caraïbes" et du récent "Prince of Persia" - nettement plus aguichant que ce film - de nous donner au final un produit inachevé qui manque cruellement d’âme et de conviction. Non ! Définitivement non !

Jerry Bruckheimer

La petite zone de clarté dans ce spectacle assez morose, nous est offerte (et ce n’est finalement pas une surprise) par les deux têtes d’affiche confirmées de ce long-métrage : Nicolas Cage et Alfred Molina. Oublions Teresa Palmer, Toby Kebbell, Jay Baruchel et même la pauvre Monica Bellucci qui a le don d’apparaître en coup de vent sans pour autant faire fondre l’antalgie que l’on peut éprouver devant pareil (pseudo-)divertissement, ce sont bien les deux acteurs qui ont respectivement interprété le "Ghost Rider" et le "Docteur Octopus" dans deux adaptations "Marvel" qui sauvent - partiellement - ce film du naufrage. Comme quoi s’offrir les services de Stars du grand écran, ça n’a pas que des inconvénients même sur le plan artistique !

Nicolas Cage et Monica Bellucci

Rarement mal inspiré, Cage prend un certain plaisir à jouer le préféré de l’illustre Merlin. Bourré de talent et de charisme, le héros des "The Rock" et "Con Air" revendique honnêtement ici le titre de sorcier parfait qui ajoute, par sa folie douce et son extravagance, un soupçon de charme idyllique. Alfred Molina, de son côté, réfrène avec talent toute la noirceur de son personnage et se présente plutôt en adversaire roublard et manipulateur plus que comme un sadique magicien cruel et violent. Avec, en plus, des effets visuels louables et quelques petites idées enthousiasmantes comme ces allusions au monde si enchanteur et sirupeux de la maison Walt Disney… A l’exception certainement de la fin de l’allusion à "L’Apprenti Sorcier" de "Fantasia" qui chavire dans le n’importe quoi maladroit et disgracieux… Merci pour le balai dans le cul !

Nicolas Cage

"L’Apprenti sorcier", bien qu’il perd - vous savez maintenant pourquoi - la plupart de ses lettres de noblesse, reste un petit spectacle honorable. Que voila véritable un film "alimentaire" - dans la plus pure acceptation du terme - pour Nicolas Cage et Alfred Molina. Tant mieux pour eux, ce sont peut-être bien les seuls à mériter les quelques millions dollars que ce produit arrivera à soutirer aux spectateurs du globe !

Alfred Molina

La bande-annonce…

Alice au pays des sorcières…

Alice KrigeLe choix de confier le rôle de la venimeuse Morgane à l’actrice Alice Krige est assez intéressant. Hormis le fait que notre amie a véritablement la tête de l’emplois et campe, avec son faciès, un personnage maléfique plus qu’inquiétant, Alice Krige est maintenant devenue routinière des longs-métrages dont la magie et la sorcellerie sont au centre des débats ! Mère endeuillée dans l’ancestrale Angleterre, infernale et diabolique, dépeinte par "Solomon Kane", Krige s’est particulièrement faite remarquée dans le "Silent Hill" (2006) de Christopher Gans en tenant le rôle de Christabella, la pseudo-prêtresse d’une secte spécialisée dans les bûchers pour sorcières !

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13/08/2010

RED HEAT : Arnold Schwarzenegger complètement à l’Est

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Ayant pour mission d’arrêter un redoutable trafiquant de drogue géorgien, Viktor Rostavili (Ed O’Ross), l’officier de police Ivan Danko (Arnold Schwarzenegger) est contraint de quitter sa Russie natale pour franchir le "Rideau de Fer" et pourchasser son adversaire sur le sol américain… Epaulé par l’inspecteur Art (James Belushi) - un flic très ‘ricain -, Danko va semer les cadavres sur sa route et mettre la ville de Chicago à feu et à sang. Notre homme n’a qu’un seul objectif : récupérer Viktor mort ou vif ! Replongeons-nous dans le contexte de ces si douces années 80… Nous sommes précisément en 1988. Arnold Schwarzenegger est déjà une star mondiale après avoir enchaîné les tournages explosifs et après avoir campé "Conan le barbare" (et également "destructeur" à ses heures perdues !), le "Terminator", le Major Dutch liquidateur de "Predator" ainsi que le fugitif Ben Richards de "Running Man"… Excusez vraiment du peu !

Arnold Schwarzenegger à la russe

James Belushi, de son côté, a déjà tourné sous la direction de Brian De Palma ("Furie"), de Michael Mann ("Le Solitaire"), d’Edward Zwick ("A propos d’hier soir"), d’Oliver Stone ("Salvador") et de Frank Oz ("La Petite Boutique des horreurs") & s’apprête à tourner dans "SA" comédie : "Chien de flic" (1989) ! Inévitablement, ces deux acteurs étaient faits pour se rencontrer… vu leurs innombrables différences & c’est bien sur celles-ci que "Red Heat" passe la majeure partie de son temps à jouer. Tout est quasiment dévoilé sur l’affiche promotionnelle du film : d’un côté respect de l’uniforme et gros calibre acéré pour Schwarzenegger ; de l’autre cigarette au bec et tasse de café (certainement dégueu’ le café !) pour Belushi.

James Belushi

Maîtrisant parfaitement et avec un amusement palpable son personnage, ce dernier nous joue le rôle type (ou qui le deviendra) du flicaillon américain merdeux, grande gueule, plaie de ses supérieurs qui bien qu’il accumule les bourdes, reste un bon élément au sein de la brigade. A son opposé, notre Arnold ne doit pas pousser son talent pour se la jouer Rock indestructible qui ne craint ni la mort ni, pire encore, de surpasser ses prérogatives, lui, flic intraitable en pays étranger et limite hostile.

Ed O'Ross

Derrière la caméra, nous retrouvons le maintenant plus qu’honorable Walter Hill qui a partagé sa longue carrière cinématographique en travaillant sur plusieurs genres. Proche collaborateur (en officiant comme assistant-réalisateur ou scénariste) de Steve McQueen ("L’Affaire Thomas Crown", "Bullitt" et "Le Guet-apens") ainsi que de Paul Newman ("Le Piège" et "La Toile d’araignée") à ses débuts, Hill a par la suite copieusement marqué de son emprunte la Science-fiction en scénarisant et produisant l’éternelle saga "Alien" - qui débuta en 1979 -. Quatre plus tard, notre ami connaît le succès au poste de metteur en scène avec le long-métrage "48 heures" (1983) qui appellera une suite en 1990 et qui scelle le partenariat entre Nick Nolte et Eddie Murphy.

James Belushi

Les "48 heures" qui s’inscrivent d’ailleurs bien dans la même veine que "Doublé détente" (le titre français de notre "Red Heat") : pas vraiment des comédies policières mais bien des polars musclés cédant quelques bribes à un humour juvénile, parfois gredin. Pour "Red Heat", dynamisé sous la magnifique Maestria du compositeur James Horner, Walter Hill filme une enquête policière qui fait davantage parler la poudre et les coups de feu plutôt que les échauffourées de testostérones. Cependant, ce constat n’empêche pas Hill de nous gratifier de quelques solides scènes de fusillades et bien entendu de quelques séquences mettant à l’honneur la solide carrure d’Arnold Schwarzenegger. A ce titre, on se souviendra tout particulièrement de la scène d’ouverture plutôt bodybuildée !

Arnold Schwarzenegger

Quelle nostalgie en redécouvrant ce long-métrage - disponible en DVD et Blu-Ray -, pur produit d’un cinéma de genre profondément encré dans une époque révolue. Même si Hollywood, aujourd’hui, connaît un regain d’intérêt pour les Eighties, ce ne sera jamais tout à fait comme avant… Snif ! Schwarzenegger me manque & l’inconscience violente et, somme toute, bon enfant des années 80 encore plus !

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray, RETROSPECTIVE | Lien permanent | Commentaires (0) | |

12/08/2010

TWILIGHT parodié à toutes les sauces… Vraiment toutes !

C pour Cinéma

D’un côté, vous avez des films comme "Twilight", "300", "Scream" & Cie., de l’autre des productions intitulées "Vampires Suck", "Spartatouille", "Scary Movie" & Cie. Et encore, dans un autre genre on trouve plutôt des "Star TriX", "Pop Gun", "Miami Spice", "Nut Busters" et autres ; mais ça seuls les adultes "savent pourquoi" ! C’est certain les différentes couches du spectacle hollywoodien semblent vraiment, par moment, se renvoyer la balle & inévitablement, dans un tel contexte, les produits les plus rentables en viennent à se décliner de bien étrange manière ! Prenons le dernier cas en date, celui de la saga "Twilight".

Jenn Proske & Matt Lanter

Les égéries des préadolescents (Comment ? Ne me dites pas que vous avez plus de 16 ans et que vous regardez encore ça ?) que sont Kristen Stewart et Robert Pattinson - notre couple ravageur militant pour la sauvegarde des vampires qui aiment l’eau de rose et qui militent pour la réintroduction de la guimauve dans les cantines scolaires - auront sans doute une drôle de surprise en regardant "Vampires Suck" ! Qu’est-ce que c’est que ça ? "Vampires Suck" est en fait une parodie désobligeante et humoristique (enfin ça, ça reste à voir !) qui devrait prochainement corrompre nos gentilles salles obscures ; elles qui ont déjà, par trois fois, mis en valeur notre si beau couple Stewart/Pattinson !

L'une des scènes de Vampires Suck

Ken Jeong

Ce "Mords-moi sans hésitation" (le si joli titre français de cette parodie) devrait sortir aux alentours de Novembre prochain. On y retrouvera notamment l’acteur Ken Jeong déjà rencontré dans "Very Bad Trip" et "All About Steve" alors que Jenn Proske & Matt Lanter seront charger de former le couple séducteur par excellence… On leurs souhaite bon courage ! Mais, au fait, ce "Vampires Suck" n’est pas le premier "Twilight Spoof" de l’histoire du cinéma. Non, non, non ! Cette chère industrie pornographique américaine s’est bien entendu déjà occupée de transférer la romance d’Edward et de Bella dans une version… comment dire (?)… nettement plus "crue". Et si vous voulez tout savoir, c’est la star du X Jenna Haze qui se glisse dans la peau de la pulpeuse héroïne de cette aventure de suceurs de sang (et etc. !)…

L'une des scènes de Vampires Suck

L'une des scènes de Vampires Suck

C’est certain, on n’a pas fini de parler de ce(s) "Twilight(s)", pour le meilleur mais surtout pour le pire !

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HOT Tub TIME Machine au cinéma

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Attendu sur les écrans de nos voisins français le 24 novembre prochain, la comédie "Hot Tub Time Machine" (portant en français le titre "La Machine à démonter le temps") débarque cette semaine dans les salles belges. Ce qui est sûr, c’est que ce long-métrage, signé Steve Pink, ne sera certainement pas le film humoristique n°1 de l’année (ni même de l’été !?) mais il est vrai qu’avec son synopsis assez prometteur, sa sympathique brochette d’acteurs et une réalité dans les salles plutôt austère - à l’exception de mauvaises aventures canines ou de remakes vaseux de karaté, nos cinémas proposent en ce moment très peu de pures comédies défouloir ! -, ce "Hot Tub…" apparaît un peu comme une offre irrésistible pour tout ceux qui ont faim de plan détente et déjanté sur écran (très) large. Ceux-là trouveront, à n’en pas douter, leur bonheur avec ce nouveau produit très States emmené par le toujours très sympa’ John Cusack.

Craig Robinson, Clark Duke, Rob Corddry & John Cusack

Ayant affronté dernièrement un cataclysme planétaire dans le "2012" de Roland Emmerich, ce dernier goûte - histoire sans doute de changer un peu de registre - à la brise légère des petites satyres malodorantes de l’Oncle Sam… "Malodorantes" ? Non, n’exagérons pas non plus le tableau : loin d’être le nouveau "Dumb and Dumber", "Hot Tub" joue davantage la carte des aventures merdiques entre potes et lorgne ainsi un peu (volontairement ?) sur le sillage de l’incontournable "Very Bad Trip". Toutefois, le long-métrage de Pink apporte une petite dose de science-fiction en exploitant également le thème des voyages dans le temps… On reste toutefois très éloigné de la veine "Retour vers le Futur". Non l’accident temporel dont sont victimes les héros de ce film n’est que le prétexte à une relecture du phénomène de l’"Effet Papillon" en plus lubrique et juvénile...

Craig Robinson, Rob Corddry, Clark Duke et John Cusack

Histoire de remonter le moral de leur ami Lou (Rob Corddry) - ayant apparemment tenté de mettre fin à ses jours -, Adam (John Cusack) et Nick (Craig Robinson) décident de l’emmener à la montagne, dans une petite station de ski, là où ils ont passé, étant jeunes, leurs plus belles vacances… Toutefois, les années ont passé & le lieu de leurs anciennes beuveries mémorables a vachement pris un coup de vieux. Au bord de la crise de nerfs dans l’expectative de passer un séjour ennuyeux dans une localité livrée à l’abandon, Adam, Lou, Nick et le jeune Jacob (le neveu d’Adam) découvrent par chance que le jacuzzi de leur chambre fonctionne à merveille. Ni une ni deux, notre équipe de choc décide de s’éclater dans ce spa… Le lendemain matin, après une nuit de débauche passée dans leur bain à bulles, nos lascars découvrent qu’ils ont été accidentellement plongés dans le passé, dans les années 80 (pour être précis), durant leur beuverie nocturne. C’est le moment, pour Adam et ses potes, de revivre exactement toutes les bêtises qu’ils ont pu commettre dans le temps ou, au contraire, de réécrire l’histoire à leur manière…

Rob Corddry, Craig Robinson et John Cusack

Si le ton imposé ici est volontairement gamin et ado’, "La Machine à démonter le temps" propose quelques bonnes séquences dynamisées par un scénario qui peut aussi bien par moment se montrer ingénieux et original mais également sombrer, à d’autres moments, dans le n’importe quoi agaçant. Ce parcours en dent de scie déçoit et pourrait même décourager les spectateurs peut enclin à pardonner certains écarts (vulgaires) de ce film. Mais ne vous y trompez pas : "Hot Tub Time Machine" reste bien l’"American Pie" d'adultes dévorés par les aléas de la vie - à responsabilité - qui se voient offrir la chance de revivre leur flamboyante jeunesse ; une jeunesse faite de bimbos faciles, de plan alcool à gogo & plus si affinité… A déguster l’esprit totalement libre, donc, &… Sans modération si vous y tenez vraiment !

La bande-annonce…

John Cusack, l’éternel ado’…

Clark Duke, Craig Robinson, John Cusack & Rob Corddry

Il n’est finalement pas si étonnant que ça de constater que pour son premier passage sur le siège de réalisateur, Steve Pink a fait confiance au talentueux John Cusack pour enflammer de sa présence son film… En effet, Steve Pink a déjà travaillé, par le passé, sur d’autres productions où l’on retrouve Cusack en tête d’affiche, c’est le cas de "Couple de stars" (2001) - dans lequel il tenait un petit rôle - et de "High Fidelity" (2000) où il a officié comme scénariste et coproducteur après avoir été à l’origine de l’intrigue de "Tueurs à gage" (1997). Pour "Hot Tub Time Machine", John Cusack, partenaire de Nicolas Cage dans l’explosif "Con Air", est notamment épaulé par Rob Corddry et Craig Robinson, deux acteurs souvent liés à des seconds rôles déjantés qui ont déjà pu se mettre en évidence dans le passé sur des films comme "Jackpot", "Les Femmes de ses rêves" (pour Corddry) ou encore "Zack & Miri font un porno" (pour Robinson).

Collette Wolfe & Rob Corddry

Le moins que l’on puisse dire après avoir vu ce "Hot Tub" est que Rob Corddry a réellement trouvé ici un rôle à sa démesure en campant un Has been antipathique, homophobe et se voyant comme une véritable Serial Fucker (de bas étage !)… Une performance forcée qui tranche malheureusement par moment avec le ton gentillet et sympathique de cette comédie, assez alléchante sur papier.

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09/08/2010

INCEPTION beaucoup de bruit pour rien ?

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"Extracteur" confirmé dans sa profession - celle d’aller dérober des secrets à l’intérieur de l’esprit d’hommes et de femmes quand ceux-ci sont endormis -, Dom Cobb (Leonardo DiCaprio) aspire, plus que tout, à retrouver ses deux enfants abandonnés, dans sa fuite, sur le sol américain… Pour rentrer en homme libre dans sa famille, Cobb se voit contraint d’accepter une dernière mission, mais quelle mission ! Celle-ci consiste à pratiquer une "inception" sur un homme d’affaire (Cillian Murphy) afin que ce dernier démantèle volontairement son empire… Ce qui serait tout profit pour son concurrent (Ken Watanabe) à la base du projet d’"inception". Mais au fait… Qu’est-ce qu’une "inception" ?

Leonardo DiCaprio

Alors ? Comment allez-vous ? Vous survivez au raz-de-marée "Inception" ? La palme d’Or des Box-Office mondiaux, le nouveau film du beau DiCaprio, le Benedictus de la presse spécialisée,… Au-delà de ces paraphrases alambiqués, "Inception" reste, et de loin (!), une œuvre signée Christopher Nolan… Et en disant cela : tout est dit ! Difficile finalement d’expliquer réellement le succès (espéré ?) de ce thriller policé. Arguer simplement que ce long-métrage fait des entrées grâce à l’apparition, en haut de l’affiche, des mots "Leonardo" et "DiCaprio", paraît selon moi poussif... A presque 36 ans, il a déjà tourné avec les meilleurs (Ridley Scott, Martin Scorsese, Steven Spielberg, Woody Allen, James Cameron) ; on le sait depuis plusieurs années déjà, il essaie par tous les moyens d’effacer l’image tenace de beau petit héros poupon et sans reproche qu’il traîne depuis "Titanic" ; et pourtant, ça fait déjà quelques films que Leo' s’enferme dans un registre à contre-courant, certes, mais qui en devient presque prévisible : celui de l’homme blessé, tiraillé par les fantômes du passé & qui n’est jamais à l’abri de déraper dans la semoule…

Joseph Gordon-Levitt et Leonardo DiCaprio

D’"Aviator" (2005) à "Shutter Island" (2010), en passant par "Les Infiltrés" et "Blood Diamond", notre ami ne s’est pas vautré dans le melting-pot et s’est tenu le plus souvent à un type de personnage précis… Son rôle dans l’"Inception" de Christopher Nolan n’échappe pas à cette veine ! Malheureusement ! La surprise réelle de ce film n’est donc pas provoquée par la présence de Leonardo… Mais au fait, y’a-t-il réellement des "surprises" dans cet "Inception" ? Les cinéphiles qui suivent depuis quelques années maintenant la carrière de Christopher Nolan, n'en trouveront en fait pas réellement. Pourquoi ? Car "Inception" est bien une réalisation à la Nolan : ça se sent, ça se voit, ça s’entend (Merci Hans Zimmer !) même & on en frissonne du début jusqu’à la fin. Avis aux amateurs…

Leonardo DiCaprio et Christopher Nolan

C’est véritablement avec son tortueux "Memento" (2000) que notre ami s’est fait connaître et a imposé son style au monde entier : remonter un film à l’envers, débuter par la fin de l’intrigue et terminer par son origine, tout en garantissant une sacrée dose de suspense et de surprises, il fallait oser ! Depuis, la "méthode" Nolan a donné les succès que l’on sait : "Insomnia" (2002), "Batman Begins" (2005), "Le Prestige" (2006), "The Dark Knight" (2008) et maintenant "Inception". Chambouler le spectateur, l’entraîner dans les dédales d’une intrigue touffue, élaborée comme un vaste labyrinthe diaboliquement bien conçu et truffé de faux-semblants ! Depuis quelques années déjà, à la barre de la mise en scène tout en injectant son savoir-faire dans l’écriture du scénario et dans la production, Christopher Nolan se présente comme un sacré métronome des plus cartésiens qui, à la différence par exemple d’un Bryan Singer sur "Valkyrie", n’oublie jamais de soigner la psychologie de ses personnages ainsi que la teneur humaine et dramatique de son intrigue.

Marion Cotillard et Leonardo DiCaprio

"Inception" répond bien entendu à ses différents canaux. Dans sa première partie, ce film met habilement en place ses protagonistes tout en s’offrant le luxe, bien louable, de répondre à nos questions les plus pressées (Qu’est-ce que l’"inception" ? Comment peut-on pénétrer l’esprit d'un individu ? Comment peut-on glisser dans un esprit des informations ou, au contraire, les dérober ?...). Vient ensuite, la seconde phase qui s’établit réellement comme un château de carte - aux niveaux multiples - construit avec minutie et un impressionnant savoir-faire… Bien qu’il est susceptible, à tout moment, de se dérober sous nos pieds !

Tom Hardy et Joseph Gordon-Levitt

Christophe Nolan - qui a le don de ne jamais s’embrouiller dans cet exercice périlleux - s’amuse alors à mêler allégrement réalité(s), fantasmes et supercheries. Le spectateur ne reste jamais trop longtemps livré à lui-même dans l’immensité complexe de ce nouveau chef d’œuvre d’anticipation. En témoigne notamment la structure première - et finalement assez classique ! - que Nolan utilise comme ossature. Nous y retrouvons une équipe improbable de spécialistes devant relever un défi impossible. S’y adjoint la figure récurrente du "saboteur" qui émerge toujours aux moments cruciaux pour endiguer la bonne progression de l’opération. C’est ici que l’on peut compter sur l’actrice française Marion Cotillard jouant au double jeu de la femme meurtrie, la tristesse à fleur de peau, sorte d’apparition spectrale se transforment sans état d’âme en une meurtrière fatale.

Ken Watanabe et Marion Cotillard

Complètent le tableau une armée de sous-fifres surarmés… Bref, la majorité des ingrédients nécessaires à un bon polar noir et tendu sont ici réunis et se complètent avec une (très !) solide dose d’effets spéciaux (… à couper le souffle & qu’il serait vraiment dommage de ne pas déguster sur écran XXL) qui nous transporte dans des mondes à la fois fantasmagoriques et réalistes. Mélange des genres, de deux genres en fait - le polar et l’anticipation -, avec une classe et une habilité qui forcent le respect, "Inception" - comme déjà anticipé ci-dessus - brasse également quelques (grands) thèmes sociaux et affectifs : les secrets de familles inavouables, les conflits de générations père/fils, les déboires et tragédies amoureuses, l’idée - Au combien développée par "Matrix" ! - que notre réalité n’est peut-être finalement pas "LA" bonne réalité !

Leonardo DiCaprio et Cillian Murphy

On peut compter également, pour donner du relief à cette aventure épique, sur une savoureuse galerie de personnages assez spécifiques : ceux-ci, s’émancipant dans des domaines bien précis, insufflent, chacun à leur tour, une nouvelle part d’émotion au récit… Ellen "Juno" Page réussit sans grande peine à se glisser dans la peau de la novice surdouée qui a le don de flairer les embrouilles et de s’y fourrer. Joseph Gordon-Levitt lui emboîte le pas dans le rôle de l’homme de main sans peur alors que Tom Hardy joue un très convainquant funambule de la métamorphose et constitue, par la même occasion, le véritable apport comique au ton très solennel qui se rapporte bien à la filmographie de Nolan.

Ellen Page et Leonardo DiCaprio

Sublimé par l’œil de Clint Eastwood et d’Edward Zwick, respectivement dans les "Lettres d’Iwo Jima" et dans "Le Dernier Samouraï", Ken Watanabe campe pour sa part le boss tiré à quatre épingles qui constitue en même temps une force menaçante pour l’équilibre de l’équipe composée par Dom Cobb, le personnage campé par Leonardo DiCaprio. Héros complexe, instable et rongé, en proie à de profondes souffrances, Cobb devra trouver sa rédemption en pouvant simultanément surmonter les dangers qu’impose sa mission ainsi que son propre combat intérieur...

Leonardo DiCaprio

Même dans la composition de son casting, dans les "Gueules" choisies, "Inception" reste bien une œuvre made in Christopher Nolan. On retrouve d’ailleurs un Cillian Murphy et un Michael Caine que Nolan a déjà eu l’occasion de diriger dans ses deux "Batman". N’oublions pas également Ken Watanabe vu également dans "Batman Begins". Oui, notre réalisateur aime apparemment tourner en famille. Il est aussi le genre de metteur en scène qui aime choyer les Come-back’s sur grand écran : alors que David Bowie faisait un retour remarqué dans les salles obscures à l’occasion du "Prestige" & qu'Eric Roberts reprenait le chemin des (grands) studios avec "The Dark Knight", ici, pour "Inception", c’est au tour de Tom Berenger de revenir sur les devants de la scène.

Une des scènes d'Inception

Smart et bouillonnant de tallent, le reste de la distribution privilégie - une fois n’est pas coutume dans un film de Nolan - de "jeunes" acteurs (ou de ceux que le public a rarement l’occasion de voir dans de "grandes" distributions) talentueux à l’image de Page, Gordon-Levitt, Hardy, ou encore Dileep Rao ("Avatar", "Jusqu’en Enfer"). Alors ce film ? Beaucoup de bruit pour rien ? Certainement pas, non ! Il vaut tout le bien que l’on a écrit à son sujet… avec également quelques éléments de "moins bon" : inévitablement, certains risqueraient de sombrer dans l’incompréhension passagère en empruntant les multiples niveaux que Christopher Nolan nous a concoctés dans son vibrant thriller. Un film qui marque, qui peut faire mal (aux méninges !)… Et oui… "Inception", c’est finalement bien du Nolan comme on l’aime : (quasi-)irréprochable !

Leonardo DiCaprio et Ellen Page

La bande-annonce…

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06/08/2010

Lesbian VAMPIRE Killers… A ne pas louper !

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Entre les récits vampiriques à la guimauve façon "Twilight" et peut-être un futur film sur des loups-garous gays (si, si !), vous prendrez bien une tranche de "Lesbian Vampire Killers". Arborant fièrement et sans complexe le badge Série B - sans peur et sans reproche -, cette comédie horrifique réussit brillamment là où de bien nombreux autres longs-métrages se sont allégrement plantés… Pour la septième fois - depuis qu’ils se connaissent -, Jimmy (Mathew Horne) est jeté par sa - soi-disant - p’tite copine Judy (Lucy Gaskell). Au bords du gouffre mais caressant toutefois le doux rêve que Judy revienne à lui, Jimmy décide de prendre des vacances avec son meilleur ami, Fletch (James Corden). Le seul Hic’ est que nos deux bourlingueurs en herbe n’ont aucun revenu. Ils décident donc de se lancer dans une randonnée au cœur de la campagne anglaise… Ce que notre tandem disgracieux ignore c’est que leur route va les mener droit dans un village placé sous le joug d’une malédiction sanglante : il est dit, depuis le Moyen Age, que toutes les jeunes filles de cette bourgades se transformeront en vampire lesbienne lorsqu’elles atteindront leur dix-huitième anniversaire ! Jimmy et Fletch, accompagnés de quatre jeunes et belles touristes perdues dans un cottage au fonds des bois, devront se battre s’ils ne veulent pas finir au menu de ces vampes maléfiques & s’ils souhaitent devenir des "Lesbian Vampire Killers" ! Ca va saigner… pour le pire et surtout pour le meilleur !

Louise Dylan, MyAnna Buring, James Corden, Mathew Horne, Ashley Mulheron et Emer Kenny

Et oui, contre toute attente, "L.V.K." donne une bouffée d’air frais au genre "suceur de sang" en insufflant une belle extravagance combinée à une douce folie juvénile. Voilà bien un long-métrage que l’on croirait réservé uniquement à la gente masculine, si possible le créneaux des 15-35 ans qui ne refuse pas quelques plans sur de sulfureuses poitrines ainsi que quelques petites secousses horrifiques. Bien entendu, inévitablement même (!), il y a de ça dans ce "Lesbian Vampire Killers" mais, encore mieux, il y a plus… Revisitant et exploitant jusqu’à la corde l’une des traditions les plus ancrées dans les histoires de vampires, le long-métrage de Phil Claydon nous rappel - en utilisant d’ailleurs quelques recettes de mise en scène qui ont fait le succès des films d’Edgar Wright ("Shaun of the Dead", "Hot Fuzz") - que sexe et sensualité ont toujours fait très bon ménage avec nos suceurs… de sang.

Vera Filatova

Outre plusieurs répliques qui ne devront pas attendre longtemps avant de devenir cultes, "Lesbian Vampire Killers" transpire d’une ambiance enivrante, mystérieuse, même mystique ; ambiance assurée notamment par des décors à la fois romanesques et fantomatiques naviguant entre les grands standards de Sam Raimi ("Evil Dead II") et "Les Contes de la Crypte". De toute évidence, Phil Claydon a été à la bonne école ! N’oublions pas non plus des effets spéciaux plus que louables - même inattendus, vu les préjugés qu’on pouvait nourrir face à cette affiche - ainsi que des acteurs qui ont tout pour nous plaire…

James Corden et Paul McGann

Si vous ne trouvez pas votre compte avec les pulpeuses silhouettes de Louise Dylan, Ashley Mulheron, Emer Kenny et Vera Filatova, vous trouverez peut-être celui-ci avec la belle énergie déployée par MyAnna Buring ("The Descent") - l’héroïne majeure de cette aventure - ou les vannes d’un enthousiasmant James Corden. Ce dernier en vient même à contourner son statut de second rôle balourd pour devenir le héros grande gueule et insatisfait de cette aventure épineusement Sexy.

James Corden

Si "Lesbian Vampire Killers" est un film (plus que) réussi c’est aussi parce qu’il ne se prend jamais au sérieux, sans être complètement ringard et jamais abruti, et surtout parce qu’en nuançant son propos, il évite de tomber dans une très plate misogynie de bas étage, à l’image d’un certain "DogHouse". Bon pour vos zygomatiques et, en prime, un ravissement pour vos yeux (mes chers Messieurs), "Lesbian Vampire Killers" équivaut à une petite étincelle… Une petite étincelle qui nous montre heureusement que les longs-métrages aux allures crottées, ne se prenant pas la tête et ne connaissant pas la gloire des grandes salles obscures, sont toujours susceptibles de mettre le feu à notre enthousiasme de spectateur... Un spectateur vorace qui consomme des films en tout genre, des films qui font du bien… Même si ce n’est pas politiquement correct ! On s’en fout !

Mathew Horne et Vera Filatova

La bande-annonce…

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05/08/2010

Simon Pegg & Nick Frost sont de retour

Simon Pegg & Nick Frost

Jamais deux sans trois ! Après avoir orchestré un magnifique hommage humoristique à l’égard du genre zombifique & des grands films d’action respectivement dans "Shaun of the Dead" et dans "Hot Fuzz", le tandem infernal britannique formé de Simon Pegg et de Nick Frost, est de retour dans un nouveau film baptisé "Paul"… Finis les zombies ou les polars musclés, nos chers amis planchent cette fois-ci sur les longs-métrages fantastiques très orientés petits hommes verts !

Simon Pegg & Nick Frost au centre

Passionnés de Science-fiction, de Comics & adeptes des conventions en tout genre, Clive Gollings (Frost) et Graeme Willy (Simon Pegg) vont tomber nez à nez avec un OVNI ! Quelle aubaine pour nos deux Geeks qui n’en demandaient vraiment pas tant… Cette rencontre impromptue va bien évidemment les entraîner dans une folle aventure à la recherche de "Paul", un Alien détenu prisonnier sur terre. S’étant fait la promesse de libérer cette créature venu d’ailleurs, Clive et Graeme vont bien entendu connaître quelques petits désagréments causés notamment par des Fédéraux qui sont sur leurs talons ainsi que par le père fanatique d’une jeune femme accidentellement kidnappée…

Nick Frost & Simon Pegg

Si pour leurs précédentes collaborations, Simon Pegg et Nick Frost avaient travaillé avec leur ami Edgar Wright à la réalisation, pour "Paul", c’est le metteur en scène Greg Mottola ("SuperGrave") qui s’y colle… Une fois n’est pas coutume, on retrouve également le duo Frost/Pegg à la base du scénario comme à la si douce époque précisément des "Shaun of the Dead" et "Hot Fuzz". Au rang des seconds-rôles, nous retrouvons Seth Rogen - qui prêtera sa voix au personnage extraterrestre surnommé "Paul" -, un Jason Bateman - en agent spécial - que l’on attend très Men in Black &, cerise sur le gâteau, l’une des reines incontestées de la Science-fiction américaine sur bobine : Madame Sigourney Weaver

Sigourney Weaver alias le docteur Grace Augustine dans Avatar

Pour rappel, notre actrice, porte-drapeau de la saga "Alien" et vue récemment dans l’incontournable "Avatar", s’est déjà prêté à l’enivrant parfum des (bonnes) parodies fantastiques en s’affichant dans le très bon "Galaxy Quest" (2000) de Dean Parisot. On espère évidemment que le résultat de "Paul" sur grand écran soit dans la lignée de ce dernier long-métrage &, bien entendu, dans celle également des précédents films des très sympathiques Frost/Pegg !

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04/08/2010

Tom Cruise, le KNIGHT (& Day) mal-aimé ?

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C'est en prenant simplement un avion que June (Cameron Diaz) va être embarquée dans une folle histoire d’espionnage en compagnie d’un agent secret, Roy Miller (Tom Cruise), désavoué et pourchassé par ses anciens employeurs. L’enjeux pour ceux-ci est de mettre la main sur une source d’énergie extraordinaire que Miller aurait volée afin de la revendre à un trafiquant d’armes espagnol, dénommé Antonio (Jordi Molla). Mais qui est le véritable usurpateur dans cette histoire ? L’Ex-Agent Miller ou son ancien coéquipier, l’Agent Fitzgerald (Peter Sarsgaard) chargé de pourchasser Roy aux quatre coins du monde s’il le faut ? Les convictions et la sympathique que June a pour son espion de compagnon de galère vont en prendre un coup…

Tom Cruise & Cameron Diaz

Comme de tout temps, le "cinéma" - ou devrais-je plutôt écrire - "certains prétendus critiques cinématographiques" cajolent leurs têtes de turc… Au petit jeu du vilain petit canard du mois, le réalisateur M. Night Shyamalan - avec son "Dernier Maître de l’Air" - semble tenir la palme mais il est certain que l’acteur américain Tom Cruise le talonne dans ce top finalement assez poussif et certainement mal odorant. Que l’on soit en accord ou non avec les convictions philosophiques de ce dernier (qu’il s’amuse d’ailleurs à défendre et à valoriser dés qu’il en a l’occasion… Et si tu changeais un peu de disque Tom ?), on ne peut que reconnaître que l’Acteur Tom Cruise reste détenteur d’une filmographie des plus séduisantes.

Tom Cruise & Cameron Diaz

Certes, comme tout un chacun, Cruise a connu des déboires dans sa carrière (personne n’est parfait et certainement pas lui !) mais il a su également booster de sa Maestria et de son énergie quelques beaux projets à l’image, par exemple, de sa collaboration plus qu’intéressante avec Steven Spielberg ("Minority Report", "La Guerre des Mondes") ou avec Michael Mann ("Collateral"), ou encore à l’image de ses talents de Monsieur intrépide dans la franchise "Mission : Impossible"… Une saga qui, d’ailleurs, semble bonifier avec le temps. Et oui, la machine à tourner Cruise, moins en verve ces derniers mois avec un honorable - mais quand même décevant - "Valkyrie", n’a pas encore fini de nous étonner et c’est précisément avec le tout nouveau "Knight and Day" que l’acteur des "Top Gun" et "Eyes Wide Shut" devrait reconquérir sans grande difficulté ses fans ainsi que quelques autres brebis - égarées -.

Cameron Diaz

Pourquoi ? Et bien principalement pour deux bonnes raisons. La première : voir Cruise dans une comédie, c’est assez rare - il y a eu "Jerry Maguire" (1997) ainsi qu’un caméo aussi inattendu que déjanté dans "Tonnerre sous les Tropiques" (2008) - & on attendait certainement notre homme au tournant ! Le résultat est pourtant quasi impeccable : se l’a jouant en mode mineur espion un brun déjanté qui prône de belles valeurs comme l’esprit de sacrifice (Snif ! C’est quand même beau le cinéma hollywoodien !), Cruise arrive à marier sobriété et esprit d’entreprise tout en se laissant guider par le ton résolument léger et inoffensif de cette comédie d’action nettement plus revigorante que les derniers exercices du genre - "Kiss & Kill" en ligne de mire ! -.

Tom Cruise & James Mangold

La deuxième : le réalisateur James Mangold trouve, avec ce nouveau long-métrage, un terrain propice pour exploiter un thème qu’il affectionne, le trouble identitaire… Après avoir emmené Winona Ryder aux portes des troubles de la personnalité dans "Une Vie volée" (1999) ou convié les spectateurs dans le labyrinthe névralgique et tortueux de son "Identity" de 2002, Mangold traite à nouveau de cette thématique avec une certaine pertinence et un sens du spectacle garanti. Autour d’une intrigue par moment convenue signée par le méconnu Patrick O’Neill, viennent se greffer quelques petites zones d’ombre sous-jacentes que Mangold tisse et exploite avec récurrence avant de nous donner finalement des clés de réponse (plutôt satisfaisantes). Qui est finalement le véritable Roy Miller, le personnage joué par Cruise ? Est-il si siphonné et si irrécupérable qu’on le dit ? Mais quelle est cette étrange maison que notre agent désaxé espionne à travers son portable ? etc.

Tom Cruise & Cameron Diaz

Faisant face à l’homme qui a joué dans le dernier film du géant Stanley Kubrick, la fleur Cameron Diaz a quelque peu flétrie… Avec le temps qui passe, on se sent quand même un peu éloigné, à son égard, des belles années de "Mary à tout prix" (1998), ou plus récemment, des "In her Shoes" (2005) et "The Holiday" (2006) ! Hormis le fait que "Knight and Day" (qui en débarquant sur les affiches francophones a, comme par enchantement, perdu son "K" !?) puisse se résumer en une enfilade de scènes d’action plus qu’honnêtes, nerveuses et relativement bien gérées par un James Mangold qui n’est pas non plus un spécialiste en la matière ; ce long-métrage, en définitif, nous invite (moyennant le prix d’un ticket cinéma) au retrouvaille de deux Sex Symbols hollywoodiens formant ici plus un vieux couple - isolé - que de jeunes mariés qui en sont à leur nuit de noces…

Tom Cruise & Cameron Diaz

Toutefois, inexorablement l’alchimie opère toujours ! Sans être un ersatz vibrant des "Romancing the Stone" ("A la poursuite du diamant vert" - 1984) & Cie., "Knight and Day" demeure un produit divertissant et d’assez bonne facture ; assez difficile de s’en lasser quand on est amateur de ce genre de spectacle ! On pardonnera ainsi quelques égarements visuels lors de certaines scènes d’action & d’autres grossières facilités scénaristiques pour justifier une aventure qui a la bougeotte et qui nous emmène des Etats-Unis en Autriche pour repasser ensuite par l’Espagne ! Le tandem Cruise/Diaz remplit finalement son contrat en insufflant assez de glamour et de panache pour nous servir une réelle "comédie d’action" ou devrait-on plutôt dire une "action-comédie"…

La bande-annonce…

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