21/08/2009

G.I. JOE : 100% action, 100% pétarade

G.I. JOE

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Conrad "Duke" Hauser (Channing Tatum) et Wallace "Ripcord" Weems (Marlon Wayans) sont chargés, avec leur bataillon, d’assurer le transport d’une arme redoutable financée par l’O.T.A.N. et fabriquée par l’entreprise M.A.R.S., société dirigée par un certain McCullen (Christopher Eccleston). Tombant dans un guet-apens tendu par d’étranges mercenaires surentraînés et suréquipés, Duke et Ripcord parviennent à sauver les ogives qu’on leurs avait confiées grâce à l’intervention inattendue d’une unité spéciale secrète baptisée "G.I. Joe"… Qui sont ces "G.I. Joe" ? Qui sont les assaillants de nos deux soldats et pourquoi ces derniers se sont retrouvés, nez à nez, avec l’ex-fiancée de Duke (Sienna Miller) pour adversaire ? Hauser et Weems ont beaucoup de questions en tête & vont rapidement être éclairés en rencontrant le Général Hawk (Dennis Quaid), l’homme à la tête des fameux "G.I. Joe"…

Ray Park, Rachel Nichols, Said Taghmaoui, Adewale Akinnuoye-Agbaje et Marlon Wayans

Avec des réalisations telles que "Un Cri dans l’océan" (1998), "La Momie" (1999), "Le Retour de la Momie" (2001) et "Van Helsing" (2004), le cinéaste Stephen Sommers peut revendiquer, sans honte et sans rougir, le titre de "faiseur" de films pop-corn dans lesquels divertissement facile rime avec effets spéciaux et avalanche d’action grandiloquente. Ce n’est en effet pas un réalisateur "de sa trempe" qui inviterait le cinéphile à plonger dans un cinéma intimiste en huit clos cintré et, de préférence, au grain noir et blanc. Les purs et nobles "produits de consommation" de Sommers ont toujours revendiqué une seule et unique mission : divertir les spectateurs qui ne sont jamais saturés par les grandes joutes pyrotechniques sur écran XXL.

Ray Park vs. Lee Byung-hun

Son dernier long-métrage en date, "G.I. Joe - Le réveil du Cobra", s’inscrit pleinement, avec panache et explosivité, dans le sillage de ses précédents films… & enfonce même, si l’on peut dire, encore un peu plus le clou. Inévitablement, il aurait été malvenu que le produit "G.I. Joe", estampillé "Hasbro" comme les "Transformers", s’offre un film moins percutant que la saga robotique portée à l’écran par Michael Bay. A ce niveau-là, le pari est amplement réussi pour Sommers qui use, par moment, assidûment de la méthode Bay : "faites tout péter à l’écran !" De là à forcer le trait en qualifiant Bay et Sommers de frères siamois, il n’y a qu’un pas que l’on ne franchira pas…

Dennis Quaid

Non, le réalisateur des "G.I. Joe", biberonné de séries-B mythiques durant sa jeunesse, signe un retour remarqué derrière la caméra après (quand même !) cinq ans d’absence. C’est peut-être la nostalgie qui le pousse, d’ailleurs, à opérer quelques jolis clins d’œil mettant à l’honneur des acteurs qu’il a dirigé par le passé comme le trio de "La Momie" formé de Brendan Fraser (l’un des instructeurs des G.I. Joe), Kevin J. O’Connor (acteur fétiche de Stephen Sommers qui joue ici un scientifique dépourvu de moralité) et Arnold Vosloo (alias Zartan). Hormis ce dernier, on ne peut pas dire que les services de Fraser et d’O’Connor étaient foncièrement nécessaires mais l’allusion est toutefois sympathique.

Channing Tatum

Si notre réalisateur soigne la forme, avec énergie, il faut aussi remarquer que Sommers couche ici sur pellicule une intrigue copieuse et compacte signée par Stuart Beattie ("Australia", "30 jours de nuit"), Skip Woods ("Hitman", "Opération Espadon") et David Elliot. Habitué à patauger dans de l’action boostée à la testostérone, ce trio a opté pour une approche intéressante mariant un scénario classique ("commun", diront les plus sceptiques) à quelques belles pirouettes scénaristiques transposées, à l’écran, sous forme de Flash-back’s. Subtilement glissé, tout au long du film, ceux-ci sont particulièrement pertinents.

Channing Tatum, Dennis Quaid, Said Taghmaoui, Rachel Nichols et Marlon Wayans

Sans jamais alourdir les débats et l’intrigue, ces quelques Flash-back’s remettent, au contraire, une bonne dose d’action & apporte, lors des rares périodes d’accalmie de ce long-métrage, des précisions sur le passé des personnages centraux. Bref, ce premier volet "G.I. Joe" qui appelle bien un Sequel à venir (!) constitue une bonne entrée en matière. On apprend à mieux connaître l’équipe "Joe" déjà en fonction (Scarlett, Heavy Duty, Breaker et Snake Eyes respectivement joués par Rachel Nichols, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Saïd Taghmaoui et Ray Park) ainsi que les spécialités de chacun ; parallèlement, on assiste à la naissance de deux nouveaux combattants (Duke et Ripcord), alors que du côté des adversaires, on s’oriente bien sur le "Réveil du Cobra".

Sienna Miller

Les supers vilains que les fans des produits "Hasbro" connaissent déjà, s’affichent progressivement durant l’intrigue, pour finalement se révéler au terme de celle-ci… Y’a du suspense ! On ne va pas s’en plaindre. Côté casting, on aurait peut-être rêvé avoir à faire à de plus grandes stars, déjà confirmées, mais le groupe d’acteurs ici constitué reste des plus sympathiques, même parfois euphorique. Bien équilibrées, les interventions des différents personnages (du bon comme du "côté obscur") font souvent mouche. Elles permettent notamment à chacun des comédiens - peut-être peu habitués à verser dans ce genre de production, ou méconnus du grand public - de connaître leur petit moment de gloire au sein de l’une ou l’autre séquence.

Said Taghmaoui

C’est ainsi qu’arborant en continu un petit sourire aux lèvres, Dennis Quaid dirige les grandes manœuvres dans un second rôle de rêve ; que Christopher Eccleston se forge un nouveau rôle de méchant dérangé après "60 secondes chrono" et "28 jours plus tard" ; que le français Saïd Taghmaoui ("Trahison", "Angles d’attaque", "Les Rois du désert") range au placard (et ça fait plaisir !) sa continuelle tenue de terroriste pour les films ‘ricains & que les radieuses Rachel Nichols et Sienna Miller confirment tout le bien qu’on pensait d’elles.

Karolina Kurkova et Dennis Quaid

Proposant de grandes scènes d’anthologie à ranger dans la section "Cinéma d’action", "G.I. Joe" promet un affrontement explosif dans la capitale française, des joutes au sabre endiablées (Merci Snake Eyes et Storm Shadow - Byung-hun Lee - !) et un final aquatique dans la veine, mine de rien, de la saga "Star Wars"… On a même ainsi droit à un Commander Cobra, flambant neuf, à la Dark Vador. Au menu (pour résumer) : une bonne dose d’humour ; des combats rapprochés (aux poings et aux sabres) ainsi que des courses poursuites à GoGo sur terre, dans les aires et 20 milieux sous les mers ; en plus, pour vous Messieurs, le décolleté foudroyant de Madame "La Baronne" Sienna Miller &, pour vous Mesdames, les biscotos de Channing "Duke" Tatum… Pas de discrimination dans "LE" cocktail explosif du mois d’Août !

G.I. JOE

La bande-annonce…

Tags associés : Channing Tatum, Marlon Wayans, Christopher Eccleston, Sienna Miller, Dennis Quaid, Brendan Fraser, Arnold Vosloo, Rachel Nichols, Ray Park, Michael Bay, "Transformers", "Australia", "30 jours de nuit", "Hitman", "Angles d’attaque", "Star Wars"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

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