10/08/2009

Johnny DEPP est l’ennemi public n°1 !!!

Public Enemies822731782273178227317star_1_28227321

John "John" Dillinger (Johnny Depp), un célèbre gangster américain qui a sévi aux Etats-Unis dans les années 30, n’a jamais abandonné ses potes : la preuve avec l’évasion réussie d’une bonne partie de sa bande qu’il orchestra avant de se lancer dans de multiples braquages de banque. Parallèlement à ces évènements qui marquèrent l’histoire du grand banditisme américain, J. Edgard Hoover (Billy Crudup) compte bien mener à terme l’expansion du tout nouveau "F.B.I." (pour "Federal Bureau of Investigation"). Pour ce faire, Hoover souhaite ardemment effectuer un grand coup de publicité en mettant sous les verrous Dillinger et ses acolytes. C’est dans ce but qu’il nomme Melvin Purvis (Christian Bale) à la tête de la division du "F.B.I." de Chicago. Ce dernier dispose de toutes nouvelles techniques d’investigation pour appréhender John, le "Gangster de ses Dames" !

Johnny Depp

Basée sur l’histoire vraie du braqueur de banque américain John Dillinger, histoire romancée notamment dans le livre de Bryan Burrough, voici la nouvelle épopée cinématographique du Maître du polar, Michael Mann, qui nous a déjà convié à découvrir, sur grand écran, de très bons longs-métrages comme "Le Dernier des Mohicans", "Heat", "Révélations", "Ali", "Collateral" et, le dernier en date, "Miami Vice". Sans être le meilleur de ses films - car moins accrocheur dans sa teneur -, "Public Enemies" étale longuement tout le génie d’un réalisateur qui a le don de nous plonger au cœur de l’action...

Christian Bale

Malheureusement ici, l’action en question se limite presque exclusivement à des "pan-pan dans les faisans" répétitifs, parfois lassant et manquant d’un peu de sel. Même si au début de ce long-métrage - qui tire par moment un peu trop en longueur -, l’assemblée de spectateurs sera sans doute conquise par le maniement de caméra façon Mann, "Public Enemies" brillera, finalement, dans la qualité de ses scènes plus intimistes construites autour de bon dialogues et, bien entendu, auréolées de la présence de très grands acteurs.

Marion Cotillard

Au première loge de ce polar des Années 30 qui, avec une certaine élégance, évite tous les clichés du genre, on retrouve un incisif et charmeur Johnny Depp, un implacable et sobre Christian Bale ainsi qu’une ravissante et sensible Marion Cotillard. Ce trio de charme et de choc est très bien épaulé par une copieuse galerie de seconds rôles dans laquelle on retrouve, pêle-mêle, Channing Tatum ("G.I. Joe"), Billy Crudup ("Mission : Impossible 3"), Giovanni Ribisi ("60 Secondes chrono"), Stephen Dorff ("World Trade Center", "Blade"), David Wenham ("Australia"), John Ortiz ("Miami Vice"), Matt Craven ("Paranoïak"), Leelee Sobieski, Peter Gerety & Cie.

Billy Crudup

La force première des personnages principaux que Michael Mann déploie dans son film, est que ceux-ci ne se livrent jamais complètement face à la caméra. Parés ainsi d’un fin voile taciturne, Depp et Bale, en tête, en garde bien assez sous le manteau pour sublimer leur rôle tout en la jouant désintéressé et pourtant tout en injectant beaucoup de rigueur et de minutie à leur performance. Il y a, là-dessous, premièrement, de grands comédiens et aussi une grande direction d’acteurs ! Tout se passe ainsi dans le regard, avant les mots et l'action, & à ce niveau là, ce "Public Enemies" est une réussite exhumant d’outre-tombe, d’une certaine manière, le cinéma muet.

Johnny Depp

En plus de deux heures de film, Michael Mann a le temps d’aborder plusieurs facettes des personnages clés de l’intrigue et, de manière plus générale, de l’époque dans laquelle ils ont vécu. On est donc très loin, répétons-le, de la Touch très "Années rétros" déployés parfois jusqu’à l’écoeurement par un Brian De Palma ("Le Dahlia noir", "Les Incorruptibles"), par exemple… Sans remettre bien sûr en cause le talent de ce dernier !

Christian Bale & Johnny Depp

Mais ce qui intéresse davantage ici Mann, c’est de trancher dans le vif et d’en extraire des thèmes très intéressants comme le Star system médiatique des grands "braqueurs-robin des bois" de l’époque, l’hygiène de vie très Gentleman-macho de John Dillinger, ou encore la lourde responsabilité pour Purvis d’être un chef d’unité spéciale, tiraillé continuellement entre l’envie de coincer les malfrats et celle d’épargner à ses hommes un bain de sang.

Johnny Depp

Bien sûr, tout cela se négocie en douceur et en finesse dans le processus de mis en scène estampillé Michael Mann ! Souffrant hélas de quelques longueurs et d’infimes platitudes, "Public Enemies" soigne son final en gardant, comme feu d’artifice (intellectuel), une séquence d’anthologie… Lorsque notre héros-brigand, Dillinger, prend conscience de sa situation en admirant, sur un écran de cinéma, la prestation de Clark Gable ainsi que les juteux dialogues du "Manhattan Melodrama" (en V.F. "L’Ennemi public n°1") de W.S. Van Dyke, réalisé en 1934. Tout en finesse & tout en subtilité, Mann prouve ici, avec son "Public Enemies", qu’il n’est pas qu’un génie du polar musclé. Certainement pas !

Johnny Depp

La bande-annonce…

Tags associés : Michael Mann, Brian De Palma, Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard, Channing Tatum, Billy Crudup, Giovanni Ribisi, Stephen Dorff, Leelee Sobieski, David Wenham, John Ortiz, "World Trade Center", "Australia", "Le Dahlia noir", "Mission : Impossible 3", "G.I. Joe", "Miami Vice", "Collateral"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

Les commentaires sont fermés.