12/07/2009

TERMINATOR : la grande Renaissance

Terminator Salvation

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Les mauvaises langues auront vite fait de cataloguer ce "Terminator IV" (en V.F. "Terminator Renaissance" et en V.O. "Terminator Salvation") comme un mixte, peu inspiré, vacillant entre "Matrix" et "Mad Max" ! Certes, s’il existe bien quelques similitudes entre ces deux sagas et la franchise "Terminator", la question est de savoir finalement qui a influencé l’autre !? C’est vrai, la liste des films U.S. d’anticipations cajolant le doux cauchemar d’un futur apocalyptique est longue mais il faut bien reconnaître que le cinéaste James Cameron et son "Terminator" de 1985 ont véritablement marqué le coup ! Que dire alors de "T2 : Le Jugement dernier", sorti sur nos écrans en 1991, qui, à l’époque, marqua d’une pierre blanche la décennie en s’inscrivant, d’une part, comme le film le plus cher du cinéma américain mais, aussi, comme l’un des longs-métrages d’anticipation le plus efficace de l’histoire hollywoodienne !

Christian Bale

De manière plus incertaine, le réalisateur Jonathan Mostow a tenté de reprendre le flambeau, abandonné par Cameron, mais avec nettement moins d’aplomb… Au final, "T3 : Le Soulèvement des machines" apparaît comme un honnête Blockbuster qui ne put malheureusement pas rivaliser avec ses ascendants. Aujourd’hui, après un fameux parcours du combattant pour relancer la machine, l’Industrie du rêve nous offre enfin un quatrième "Terminator" appelé (c’est quasiment sûr !) à lancer une seconde trilogie.

L'un des T-600

Après des années passées à recevoir les méchants cyborgs, vomis par un futur inhospitalier pour la race humaine et dirigé par les machines, nous passons bien au stade supérieur en étant directement plongé dans l’avenir au début même du conflit opposant directement les tous premiers Terminators, les T-600, et la rébellion humaine. Bien qu’à la tête d’une escouade de soldats, John Connor - campé cette fois par Christian Bale - n’est pas encore le commandant en chef proclamé de la résistance...

Common

Toujours placé sous les ordres du Général Ashdown (Michael Ironside) qui opère en secret depuis un sous-marin nucléaire, Connor ne cesse de traquer, avec ses hommes - composés notamment de Barnes (Common) et de Blair Williams (Moon Bloodgood) -, les machines. Sa mission première : détruire, un à un, les laboratoires et bases retranchées placés sous l’autorité de Skynet - la matière grise ennemie -...

Sam Worthington & Moon Bloodgood

Lors d’une mission des plus périlleuses dans un de ces "nids de guêpes", Connor pirate la base de données et devine les plans d’un tout nouveau Terminator : apparemment, Skynet est sur le point d’aboutir au remplacement des T-600 par les redoutables et mortels T-800. Dans le même temps, un étranger, dénommé Marcus Wright (Sam Worthington), fait son apparition. Ce dernier va entrer en contact, par hasard, avec le jeune Kyle Reese (Anton Yelchin) qui n’est autre que le propre père de John Connor ! Pour ce dernier, la priorité principale est de retrouver Reese… Mais les sbires de Skynet sont aussi sur le coup…

Anton Yelchin

Hormis quelques infimes ratés au niveau du montage, on ne peut que féliciter le travail de l’équipe du film emmené par le réalisateur McG. Le pari était pourtant osé quand on regarde la carte de visite de ce metteur en scène principalement remarqué pour avoir orchestré, par deux fois, l’adaptation très Flashdance pop-corn des "Charlie’s Angels" mieux connues, chez nous, en temps que "Drôles de Dames". Opérant de très bons choix artistiques, McG (ou si vous préférez Joseph McGinty Nichol) soigne le réalisme et nous plonge, ainsi, au cœur d’un conflit armé des plus efficaces dans lequel hommes et robots se pulvérisent sans état d’âme. Ca remue bien ! C’est le moins que l’on puisse dire…

Terminator Salvation

On s’oriente ainsi, avec plaisir, vers une certaine "anthologie" compactée de grands films de guerre appuyée, bien entendu, par des effets spéciaux bluffant. Il y a évidemment derrière le travail toujours impeccable du regretté Stan Winston. Ce dernier étant décédé lors du tournage de ce film, l’équipe "ILM" (pour "Industrial Light & Magic") et Mike Meinardus, superviseur des effets spéciaux, ont bien pris la relève & le résultat est plus que satisfaisant.

Terminator Salvation

Des "motos-terminator", des cyborgs gigantesques, des destroyers volants, des tentacules robotisées et, pour finir, des humains charcutés par les machines… Les scénaristes John Brancato et Michael Ferris (épaulés tout un temps par le fameux Jonathan Nolan, non crédité au générique) n’ont pas manqué de suite dans les idées pour permettre à ce "Terminator IV" de succéder dignement aux deux premiers opus légués par le "Maître" James Cameron.

Christian Bale

Du côté du casting, c’est du tout aussi lourd. Après avoir pris les traits de Batman, Christian Bale s’offre le rôle de John Connor, un autre personnage mythique du cinéma américain. Toujours impeccable, Bale côtoie, pour l’occasion, l’acteur australien Sam Worthington qui demeure bien - aux côtés de Moon Bloodgood - la grande révélation de ce film. Ces derniers sont également épaulés par l’éternel Michael Ironside, Common (un autre acteur-rappeur américain qui sait, lui aussi, se glisser facilement dans les castings de superproductions), Bryce Dallas-Howard et par le jeune Anton Yelchin vu, récemment, dans le nouveau "Star Trek".

Bryce Dallas Howard

N’oublions pas, pour terminer, l’apparition succincte mais remarquée d’Helena Bonham Carter. Si le nombre de ses répliques à l’écran est compté, "Madame Burton" a une capacité indéfinissable pour donner un relief dense, mystérieux et tragique à son personnage. Du grand art ! Présenté comme un film de transition (par son intrigue ainsi que par l’introduction de nouveaux personnages et d’un nouveau contexte temporel), ce "Terminator Renaissance" peut se targuer d’être plus qu’un long-métrage introductif.

Terminator Salvation

Ce film avait la lourde tâche, peut-être, de nous faire oublier le moyen "T3", mais certainement de relancer l’engouement autour d’une franchise mythique. C’est, en tous les cas pour moi, mission accomplie ! Ne perdez surtout pas une miette de ce Blockbuster d’anticipation… Un film intense et divertissant qui nous offre, de surcroît, une surprise de taille en guise d’affrontement final… Mais Chuuuuuuuut ! La suite sur grand écran.

Terminator Salvation

Les bandes-annonces…


Tags associés : Action, Fantastique, "Terminator 4", Christian Bale, Common, Moon Bloodgood, Sam Worthington, Anton Yelchin, McG, Stan Winston, Jonathan Nolan, Bryce Dallas-Howard, Helena Bonham Carter, James Cameron, Jonathan Mostow, "Mad Max", "Batman"

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

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