08/07/2008

Après Minority Report, voici CHRYSALIS

Chrysalis en DVD

82273178227317star_1_282273218227321

Plongé dans un 'futur proche', morose et peu réjouissant, Albert Dupontel enquête sur le meurtre de plusieurs jeunes femmes présentant toutes d’étranges liaisons au niveau du visage. Pendant ce temps, à l’autre bout de Paris, une certaine Manon (Mélanie Thierry) se remet difficilement d’un terrible accident de voiture, au sein de la clinique dirigée par sa mère : la Professeur Brügen (Marthe Keller).

Le "Chrysalis" de Julien Leclercq présente plus d’un point commun avec le célèbre "Minority Report" de Steven Spielberg ! Suivant un flic blessé dans sa chair et son cœur, Leclercq dessine un futur froid et lattent avec un bon petit savoir-faire et une assez bonne maîtrise. Par ailleurs, quelques séquences (dont celle de l’opération chirurgicale) font appel à des effets visuels directement "pompés" du polar futuriste de "Papa" Spielberg !

Albert Dupontel

"Chrysalis" se démarque heureusement, à certain moment, de "Minority Report" & évite ainsi (de justesse) d’être catalogué comme une simple copie française d’un Blockbusterricain. Co-écrit par Julien Leclercq en personne, le scénario n’est pas sans rappeler les bonnes intrigues à tiroirs du romancier Jean-Christophe Granger ("Les Rivières Pourpres", "L’Empire des Loups") dans lesquelles des personnages et des évènements n’ayant apparemment aucun rapport entre eux, se révèlent finalement associés dans une machination bien huilée… Féroce coup de théâtre à la clé !

Mélanie Thierry

Toutefois, forcé de constater que "Chrysalis" s’épuise à mesure que l’intrigue déroule & que le final de ce thriller d’anticipation frenchy a bien des difficultés à accrocher et à intensifier les débats ! La mise en scène de Leclercq, au moment du bouquet final ,s’embrouille quelque peu dans de trop longs ralentis, assez agaçants d’ailleurs…

Albert Dupontel et Alain Figlarz

Dans ce Patchwork de bonne volonté, calibrant, tantôt, sur le spectacle musclé, tantôt, sur le drame latent et intimiste, Albert Dupontel a difficile de tirer réellement son épingle du jeu bien qu’il se démène physiquement, avec brio, et qu’il joue, une nouvelle fois, sur une expressivité faciale des plus sombres et des plus intenses.

Marie Guillard

La prestance à l’écran de Dupontel ne permet toutefois pas à "Chrysalis" de sortir du Coma. Tel l’arroseur arrosé, ce long-métrage, à force d’exploiter une esthétique trop largement posée, voir même glaciale, manque finalement d’âme pour réellement susciter l’engouement auprès du spectateur qui a soif d’action et de coups tordus.

Marthe Keller

La démonstration demeure toutefois correcte & l’on sent, une nouvelle fois encore, que le cinéma français n’a aucune raison de rougir face aux productions "pharaoniques" du pays de l’Oncle Sam ! Reste à soigner davantage, dans le cas de "Chrysalis", le sens du spectaculaire ; ou à s’orienter résolument vers l’ambiance incomparable d’un "Bienvenue à Gattaca"… N’oublions quand même pas que tout le monde ne peut pas être un Spielberg ou un Andrew Niccol !

La bande-annonce…

Chrysalis - Bande-annonce 1 - Français - Jubii TV
Chrysalis - Bande-annonce 1 - Français - Jubii TV

Demain, on roulera tous en "Renault" !

Albert Dupontel

Le constructeur automobile français "Renault" marque son emprunte dans le futur en proposant, à l’écran, dans le polar "Chrysalis", quelques prototypes 'maison', dont la "Talisman", la "Velsatis" et la "Koleos"… Cinéma made in France oblige !

Écrit par TOM dans DVD / Blu-Ray | Lien permanent | Commentaires (0) | |

Les commentaires sont fermés.