04/04/2008

ANGLES D’ATTAQUE, mon avis

Angles d'attaque

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Plusieurs individus d’horizons différents vont être directement liés à la tentative d’assassinat du Président américain sur le sol espagnol… En 1h30, montre en main, le réalisateur Pete Travis mène tambour battant un thriller politique diablement nerveux qui connaît très peu de temps mort.

Progressant à petits pas, Travis décortique une assez bonne intrigue - mêlant attentat terroriste, stratégie géopolitique et action musclée - en analysant scrupuleusement le point de vue de chacun des protagonistes. C’est ainsi, précisons-le d’emblée, que Pete Travis n’hésite pas à "saborder" (diront certains) quelque peu la chronologie du film pour re-visionner (encore et encore) une spectaculaire séquence combinant tentative d’assassinat et explosion(s) dévastatrice(s).

Dennis Quaid

Au premier abord, dérangeante, la structure narrative de cet "Angles d’attaque" est, au final, payante et permet à ce long-métrage de complètement se "lâcher" lors d’une seconde partie, certes plus classique, mais diablement "électrique" et fouillée. On en a alors pleins les yeux & c’est tant mieux !

Sigourney Weaver

D’une certaine manière, "Angles d’attaque", en misant beaucoup sur l’action et le spectaculaire, réussit à donner du peps à un style narratif assez difficile à faire passer, vu notamment dans le dernier Sidney Lumet : "7h58 ce samedi-là". Rassurez-vous quand même : on est assez éloigné de la construction démentielle et "anti-chronologique" du célèbre "Memento" (2000) de Christopher Nolan qui débutait, ni plus ni moins, par la fin de l’intrigue et se concluait par le début de celle-ci. Démentiel !

William Hurt

En plus de déployer un goût certain pour les mises en scène musclées, Pete Travis s’est entouré d’un casting de rêve dans lequel on retrouve des acteurs qu’on ne présente plus et d’autres, peut-être moins connus du grand public, qu’on ne demande qu’à (re)voir ! Mention spéciale pour Dennis Quaid et Forest Whitaker : le premier campe un garde du corps (du Président) sur le retour, désapprouvé par ses collègues bien qu’il a pris une balle pour sauver la vie du résident de la Maison Blanche ; le second se glisse dans la peau d’un simple touriste, timide et jovial, qui va plonger dans une véritable course-poursuite infernale dans laquelle il devra faire preuve de sang froid et d’abnégation.

Forest Whitaker

Le héros de la saga "Lost", Matthew Fox, passe honorablement du petit au grand écran ; tandis que William Hurt, sans pousser son talent, campe un homme d’Etat assez neutre et pacifique (un Président américain tout beau tout propre !), bien qu’il soit entouré de conseillers plus antipathiques. Petite déception toutefois : Sigourney Weaver, aperçue dans la séquence d’ouverture du film, ne fait que passer !

Matthew Fox

Reste l’une des révélations du film, l’acteur vénézuélien Edgar Ramirez. Interprétant un terroriste malgré-lui dans "Angles d’attaque", ce dernier a également joué dans le "Domino" de Tony Scott. Vous pouvez, dés maintenant, le découvrir également en DVD dans la peau d’un impressionnant "liquidateur" dans "La Vengeance dans la peau".

Ayelet Zurer et Edgar Ramirez

"Angles d’attaque", ou quand trahisons, nerf et explosions en tout genre font bon ménage, n’est pas sans rappeler l’intensité déployée dans les films de Paul Greengrass, réalisateur des deux derniers "Jason Bourne". Un film musclé et (assez) intense à découvrir pour son casting de premier choix et sa narration "abrupte" - dans le bon sens du terme - auréolée par une mise en scène tout aussi électrique signée Pete Travis.

Dennis Quaid et Eduardo Noriega (au centre)

La bande-annonce…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

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