05/03/2008

JOHN RAMBO, mon avis…

John Rambo

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Comme il l’avait fait, de bien belle manière d’ailleurs, pour "Rocky Balboa", Sylvester Stallone "ressuscite" à l’écran un nouveau monstre sacré du cinéma d’action : John Rambo... Après avoir combattu au Vietnam, dans la forêt américaine et en Afghanistan, notre implacable héros coule des jours paisibles en Thaïlande en vivant du tourisme et de l’attraction locale : les serpents venimeux. Lorsque des membres d’une organisation humanitaire, emmenée par Sarah (Julie Benz) et Michael (Paul Schulze), lui demandent de les emmener en Birmanie, où les massacres font rages, John est des plus réticents. Il finit toutefois par céder et transporte, par voie fluviale, ces bénévoles au grand cœur vers un village isolé. Une armée d’assassins et de violeurs ne tarde pas à leurs tomber dessus. Rambo repart alors en Birmanie, avec un groupe de mercenaires, pour tenter d’arracher ces occidents à l’implacable Major birman Tint (Muang Muang Khin).

Sylvester Stallone

Acteur, producteur, scénariste et réalisateur sur ce film, Sylvester Stallone s’est trouvé un nouvel enfer sur terre, la forêt birmane, pour permettre à Rambo, créé par le romancier David Morrell ("First Blood"), de reprendre du service ! Ménageant au début, force tranquille (voire naturalisme façon Terrence Malick) et atrocités génocidaires - filmés avec une rare violence (et sans trop de pudeur) -, Sly’ fait patiemment monter la pression jusqu’à un final apocalyptique conduit au fusil-mitrailleur de gros calibre où les bales fusent et les corps sont déchiquetés.

Sylvester Stallone

Cette séquence partie vaut à elle seule le détour & se révèle l’une des scènes de combat les plus intenses du cinéma "guerrier" de ces dernières années ! Filmé caméra à l’épaule et pied au plancher, ce spectacle - rimant avec "boucherie" - est tout aussi implacable que magistralement intense. C’est sans doute pour cela qu’on n’oubliera pas ce "John Rambo".

Jake La Botz, Rey Gallegos & Graham McTavish

Stallone ne va pas avec le dos de la cuillère, c’est vrai… Mais il a toutefois le mérite d’aller droit au but & de construire une intrigue, certes légère, mais vive et incisive, condamnant l’enfer des combats tout en s’en abreuvant pour en mettre plein la vue ! Ce nouveau "John Rambo" retrouve un peu sa teneur dramatique qu’il avait perdue progressivement durant "Rambo II" et "Rambo III", films misant tout sur l’action (ce n’est pas nécessairement une critique !).

Julie Benz et Sylvester Stallone

Mûr et réfléchi, John est toujours marqué par le goût du carnage qui végète patiemment dans ses tripes. Lorsque notre homme entre dans le feu de l’action, le vétéran cède alors sa place à une véritable "machine à tuer" increvable. Tout aussi intéressante est l’intervention d’un groupe humanitaire américain, fervent catholique, qui s’oppose à la vision de notre héros : le monde peut-il être sauvé par l’amour et la générosité ou par les armes ?

Sylvester Stallone

Sans répondre directement à cette question, "John Rambo" opte plus franchement pour la seconde possibilité, bien que la carapace toujours massive de notre héros dégage un certain aura d’humanité. Seul bémol majeure : comme dans la plupart des longs-métrages de ce genre, le ton reste résolument manichéen. Les gentils dégomment les méchants, point à la ligne !

Julie Benz & Matthew Marsden

A la fois défoulant et violent, ce spectacle, bien orchestré par Sylvester Stallone, reste efficace, par moment troublant, & offre une nouvelle (fin de) carrière prometteuse à un monument du cinéma américain qui a gagné en sagesse et en humanité. Après avoir dirigé quatre "Rocky" et ce "John Rambo", Sylvester Stallone serait-il en passe de devenir le nouveau Clint Eastwood des films d’action ? L’avenir nous le dira surtout que notre homme est attendu pour mettre en scène de nouvelles fictions…

Sylvester Stallone

La bande-annonce…

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

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