30/10/2007

HALLOWEEN. La Nuit des masques

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Après avoir pris d’assaut un commissariat de police, le soir du réveillon de Nouvel An, dans "Assaut" (1978), le cinéaste John Carpenter revint, un an plus tard, avec un film qui allait en marquer plus d’un : "Halloween. La Nuit des masques". Plus thriller que réel film d’épouvante, "Halloween" retrace les exploits sanguinaires d’un dénommé Michael Myers (Tony Moran)...

Après avoir sauvagement tué sa sœur, le soir d’Halloween, alors qu’il n’était âgé que de 6 ans, Michael a été interné et placé sous la surveillance du Docteur Samuel Loomis (Donald Pleasence). Quinze ans plus tard, jour pour jour, Myers s’évade et retourne dans la maison familiale aujourd’hui abandonnée. Masqué et armé d’un couteau, il porte son attention sur une jeune étudiante Laurie Strode (Jamie Lee Curtis). Le Docteur Loomis pourra-t-il arrêter l’assassin avant qu’il ne recommence à tuer ? La petite ville tranquille d’Haddonfield va connaître une fête d’Halloween sanglante !

"Halloween" a inévitablement lancé la carrière d’un réalisateur/scénariste/compositeur qui signera, par la suite, de véritables monuments du Cinéma horrifique et d’anticipation avec "Fog" (1980), "New York 1997" (1981), "The Thing" (1982) ou encore "Christine" (1984).

Par l’entremise de l’acteur Donald Pleasence, qui joue le Docteur Loomis, John Carpenter explore la personnalité mystérieuse et malsaine d’un enfant meurtrier possédé par une force obscure ancestrale. Plus que les actions, les dialogues échangés entre Loomis et le shérif Brackett (Charlies Cyphers) sur la personnalité de Michael Myers font froid dans le dos.

Outre un mythe macabre, rappelant avec une certaine ingéniosité le "Croque-mitaine" (ou "Boogeyman"), il y a bien entendu les massacres perpétrés par le monstre. Qui dit massacres, dit aussi victimes. On retrouve principalement dans la ligne de mire de l’homme masqué des étudiant(e)s, parmi lesquelles la charmante Jamie Lee Curtis, ici dans son premier grand rôle au cinéma.

Ce type de "cibles" entraîne fatalement une série de crimes un tantinet pervers mêlant coups de couteau, bien aiguisé, et élan de nudité maîtrisée. Ce cocktail sera bien entendu repris encore et toujours par la suite avec les sagas "Vendredi 13", "Freddy" & Cie.

Ayant inspiré une pléiade de films, gentiment Gores, s’exerçant dans le "dégommage" intempestif de Teenagers, "Halloween" n’a pas exceptionnellement bien vieilli mais reste un thriller bien ficelé, nourri par une mise en scène efficace et un scénario regorgeant de quelques belles surprises. Entre légendes urbaines et scènes de meurtre tendues, "Halloween" est bien un film culte. Peut-être pas (à mon avis) le meilleur long-métrage de Carpenter, mais un de ses plus marquants.

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La bande-annonce...

Écrit par TOM dans RETROSPECTIVE | Lien permanent | Commentaires (0) | |

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