31/07/2007

La 9eme SEANCE

Session 9

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Avant de diriger l’inquiétant Christian Bale (squelettique pour l’occasion), en 2005, dans "The Machinist", le réalisateur/scénariste Brad Anderson nous avait proposé, en 2001, une histoire de possession pas si éloignée du célèbre "Shining" (1980) de Stanley Kubrick.

"Session 9" suit le parcours de Gordon Fleming (Peter Mullan). Patron d’une petite boîte spécialisée dans le désamiantage des bâtiments, Gordon est dans une mauvaise passe : son entreprise est menacée de faillite et son ménage bat de l’aile. Heureusement, notre homme parvient à dégotter un juteux contrat consistant à retaper un ancien hôpital psychiatrique. Cet imposant complexe, abandonné depuis les années 80, renferme d’effroyables secrets, notamment ceux de Mary Hobbes. L’équipe de Gordon, composée de Phil (David Carusso), de Hank (Josh Lucas), de Jeff (Brendan Sexton) et de Mike (Stephen Gevedon), va vite rencontrer d’étranges phénomènes au sein de cette lugubre institution.

Session 9

Pour ses premiers pas dans le thriller horrifique, Brad Anderson compose un très bon suspense. "Session 9" brille principalement pour son épaisse ambiance très inquiétante mais aussi pour l’âpre jeu psychologique mis en place par Anderson. Les problèmes relationnels entre les différents personnages ne vont cesser de s’intensifier au cours du récit.

Session 9

Réalisateur, notamment de "Magdalene Sisters" (2003), et acteur, Peter Mullan ("Les Fils de l’homme"), alias Gordon Fleming, campe un homme rongé et usé par une profonde amertume. On ne présente plus David Caruso. Le célèbre Horatio Caine de la série TV "Les Experts : Miami", a également participé à plusieurs longs-métrages, en particulier l’excellent "Kiss of Death" (1995) où il affrontait Nicolas Cage & "Jade" (1995) avec la sulfureuse Linda Fiorentino. On a pu le voir également dans "L’Echange" (2001) de Taylor Hackford aux côtés de Meg Ryan et de Russell Crowe.

Session 9

Dans "Session 9", Phil, le personnage de David Caruso, éprouve une profonde rancœur pour Hank qui lui a "volé" son épouse. Hank est interprété par Josh Lucas ("Hulk", "Furtif", "Une Vie inachevée" et "Poséidon") qui est pour ainsi dire très à l’aise dans le rôle de l’emmerdeur de service dévoré par l’appât du gain.

Session 9

Chapeautant un montage efficace, Brad Anderson suit, avec un certain talent, les pas de Christopher Nolan, réalisateur mystificateur de l’incroyable "Memento" (2000)… & des "Batman Begins", "Prestige" et autre "Dark Knight". Hormis ces qualités, "Session 9" pourrait apparaître, sous divers points, comme imparfait. Le finale, des plus morbide, se contente d’une vulgaire pirouette pour clôturer une histoire qui avait pourtant lancé de nombreuses pistes intéressantes en abordant des thématiques fascinantes comme celles liées aux meurtres sataniques ou aux fantômes névrosés.

Session 9

Manque de chance, donc, "Session 9" ne parviendra pas à contenter les adeptes des films inquiétants qui virent ensuite au cauchemar horrifique saupoudré de Gore. Avec ce thriller psychologique maquillé en film de fantômes, Brad Anderson arrive toutefois à nous mettre l’eau à la bouche... C’est déjà bien ! Non ?

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30/07/2007

Scarlett Johansson en Porn Star !?!

Couverture du livre How To Make Love Like A Porn StarLe nom de Jenna Marie Massoli ne vous dit sans doute rien… Peut-être que celui de Jenna Jameson vous dit, par contre, quelque chose ? Née en 1974 à Las Vegas, cette star du X, mondialement connue par les "amateurs" du genre, a co-écrit son autobiographie (avec Neil Strauss), intitulée "How To Make Love Like A Porn Star", en 2004. Pour la petite histoire, ce livre demeura six semaines en tête de la liste des meilleures ventes du New York Times.

Hollywood s’intéresse de près à cet ouvrage & a même décidé d’en faire un film. Ayant refusé de jouer son propre rôle, la "Reine du Porno" (c’est le titre que certains lui ont donné) a choisi personnellement Scarlett Johansson pour le faire !

Scarlett Johansson

La jeune actrice new-yorkaise de 22 ans aligne pour le moment les apparitions remarquées dans des films à succès. On a en effet pu la voir dans "Le Prestige", "Le Dahlia Noir", "Scoop", "Match Point" ou encore "The Island". Véritable star après avoir joué les premiers rôles, en 2004, dans "Lost in Translation" et dans "La Jeune fille à la perle", Scarlett Johansson a, avant ces films, également tourné dans le loufoque "Arac Attack, les monstres à huit pattes" (2002), une petite bombe mêlant horreur et humour joyeusement nappée de sauce façon "série B".

Scarlett Johansson dans Arac Attack

Jenna Jameson serait-elle fâchée avec le Cinéma traditionnel ? Pas tout à fait. Elle est d’ailleurs apparue à l’écran en 1997 dans "Private Parts". Un autre film biographique retraçant le parcours de l’excentrique Howard Stern, homme de radio et de télévision.

Jenna Jameson

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27/07/2007

Anthony Hopkins vs. Ryan Gosling

LA FAILLE

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Ted Crawford avait toutes les cartes en main pour attendre la mort dans la plus belle sérénité. Passionné de mécaniques bien huilées, il est riche, intelligent et marié à une très belle femme. Le seul inconvénient (de taille) pour notre homme est que son épouse, justement, le trompe avec un inspecteur de police. Gagné par une profonde vengeance, Crawford décide d’exécuter sa femme en mettant en place un plan diaboliquement parfait. Madame Crawford échappe de peu à la mort et son époux est arrêté. Tout paraît simple dans cette affaire et pourtant… Le procureur Willy Beachum, qui va bientôt travailler pour une boîte privée très select, ne peut imaginer la tournure dramatique que va prendre ce procès, en apparence, anodin…

Anthony Hopkins

Avant l’excellent "Fréquence interdite" (2000), le cinéaste Gregory Hoblit nous avait déjà emmené dans les prétoires avec le très bon "Peur Primale" (1996) avec Richard Gere et la révélation, de l’époque, Edward Norton. Avec son nouveau thriller, "La Faille" ("Fracture" en v.o.), Hoblit nous replonge dans les travers de la Justice en ayant le bon goût de nous offrir un duel choc entre deux acteurs des plus talentueux : le "vieux lion", Anthony Hopkins, et le "jeune", Ryan Gosling.

Ryan Gosling

Pas si éloigné de son célèbre rôle d’Hannibal Lecter, Hopkins campe un meurtrier férocement intelligent et machiavélique. Entre riche mari cocufié et assassin froid et sans scrupule, il n’y a qu’un pas &… l’ingénieur Ted Crawford (le personnage joué par Hopkins) a opté pour la seconde "formule" ! Face à lui, on retrouve le (plus que) talentueux Ryan Gosling. Après avoir été éclatant dans les efficaces "Calculs meurtriers" (2002) et "Stay" (2006), cet acteur canadien interprète un jeune procureur, Willy Beachum, cultivant de grandes ambitions, qui va devoir redoubler de concentration s’il souhaite vaincre un bien dangereux adversaire.

Ryan Gosling

En dépeignant principalement l’enquête difficile de Willy Beachum, Gregory Hoblit et les scénaristes Glenn Gers et Daniel Pyne (voir ci-dessous) font le bon choix. "La Faille" utilise davantage Anthony Hopkins comme un "joker" de luxe, taillé pour donner, lors de chaque apparition, un bon coup de fouet à un récit qui souffre malheureusement de quelques longueurs.

Anthony Hopkins

Même si l’histoire manque par moment d’arguments (lorsque l’enquête de Willy Beachum piétine, les minutes deviennent longues), le petit coup de théâtre final remet un peu de beurre dans les épinards. Attention toutefois que ce dernier rebondissement ne devienne plutôt un pétard mouillé !

Rosamund Pike & Ryan Gosling

Malgré ces petits inconvénients, "La Faille" s’inscrit pleinement dans la charmante filmographie de Gregory Hoblit. Ce film est surtout à ne pas rater pour la prestation, une nouvelle fois impeccable, de Ryan Gosling, un acteur à suivre ! Anthony Hopkins, pour sa part, joue sereinement, sans devoir pousser son talent. Après tout, quand on a campé avec brio un intellectuel de haut rang qui raffole de la chaire humaine, on peut tout jouer ! Non ?

Gregory Hoblit, le réalisateur

La bande-annonce...

Une plume en or…

Le scénariste Daniel Pyne est associé à des longs-métrages de très bonnes qualités. Il a notamment écrit l’histoire du thriller politique de Jonathan Demme, "Un Crime dans la tête" (2004), avec Denzel Washington et Meryl Streep. Pyne a également scénarisé "La Somme de toutes les peurs" (2002), "L’Enfer du dimanche" (2000) la bombe sportive d’Oliver Stone, ainsi que la thriller paranoïaque de John Schlesinger, "Fenêtre sur Pacifique" (1991). En 1991 et 1992, Daniel Pyne a écrit deux comédies pour l’acteur Michael J. Fox : "La Manière forte" et "Doc Hollywood". Avant cela, il a travaillé sur plusieurs épisodes de la légendaire série TV "Deux flics à Miami".

Casting, casting...

David Strathairn

Outre Anthony Hopkins et Ryan Gosling, "La Faille" peut aussi compter sur des acteurs doués pour camper les seconds rôles. En plus de David Strathaim, on retrouve en effet dans le film de Gregory Hoblit, Rosamund Pike et Cliff Curtis.

Cliff Curtis dans Sunshine

Vu récemment en agent du FBI dans l’explosif "Die Hard 4", Curtis a notamment joué dans "Les Rois du désert" (2000), "Révélations" (2000), "Blow" (2001), "Training Day" (2001), "The Majestic" (2002) ou encore "Dommage Collatéral" (2002) avant d’accéder à davantage de notoriété dans "Le Maître du jeu" (2004) et dans le récent "Sunshine" de Danny Boyle.

Rosamund Pike

Rosamund Pike a été révélée au public dans la peau d’une James Bond Girl dans le "Meurs un autre de jour" (2002) de Lee Tamahori. On a pu également la voir dans le film d’anticipation "Doom" (2005) ainsi que dans "Orgueil et préjugés" (2006).

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26/07/2007

WOLVERINE, le film !!!

Gravin Hood

Décidemment, la saga "X-Men" fait décidemment beaucoup de "petits". Alors que l’on pense sérieusement à un "X-Men 4" et que le projet "Magneto" est déjà en marche, on sait qui devrait réaliser le film "Wolverine". Le nom de Brett Ratner, le réalisateur de "X-Men 3", était souvent cité mais c’est finalement Gavin Hood qui mettra en scène ce long-métrage tournant exclusivement autour du X-Men Wolverine, alias Logan. Selon toute vraisemblance, Hugh Jackman reprendrait ce rôle. Réalisateur et scénariste de "Mon nom est Tsotsi", Oscar du Meilleur film étranger en 2005, Gavin Hood a également joué dans "Operation Delta Force 3" (1999) de Mark Roper, ainsi que dans la saison 8 de "Stargate SC-1" (2004).

Hugh Jackman dans X-Men

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25/07/2007

Le CHAT POTTE passe à l’action

Le Chat Potté, l'un des héros de la saga Shrek

2010 sera-t-elle une nouvelle année placée sous le signe de Shrek et de ses amis ? Les prévisions, en provenance d’Hollywood, le laissent furieusement penser ! C’est en effet en 2010 que devrait sortir une quatrième aventure de l’ogre de chez DreamWorks. La même année (étonnant non ?) un autre personnage de la saga Shrek devrait faire ses débuts en solo. Il s’agit du Chat Potté. Depuis "Shrek 2", ce tendre félin, maniant l’épée avec grâce et ténacité, a remporté un large suffrage auprès du public. Il n’en a pas fallu plus pour que le Studio de Steven Spielberg lance ce chat si particulier dans "Puss in boots : story of an ogre killer". Ce nouveau film d’animation retracera donc la vie du Chat Potté avant qu’il ne rencontre Shrek et l’Ane. Bien entendu, Antonio Banderas prêtera une nouvelle fois sa voix à cet impitoyable tueur d’ogre.

Antonio Banderas & le Chat Potté

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24/07/2007

Christian Bale pète les plombs

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Jim David (Christian Bale) et Mike Alvarez (Freddy Rodriguez) zonent toute la journée dans les quartiers chauds de Los Angeles. Entre un joint et un casier de bières, ils s’adonnent à leur sport favori : détrousser les petites "raclures". Jim a servi dans les troupes d’élite en Afghanistan. Il vit péniblement sa reconversion à la vie civile. Sans emplois, il espère, malgré ses troubles psychologiques, entrer dans les forces de l’ordre. Un boulot serait en effet le bienvenu ! Un peu d’argent permettrait par exemple à Jim d’épouser sa fiancée qui vit toujours au Mexique, dans la maison familiale... Mike, lui, pourrait avoir tout pour être heureux. Il habite dans une belle maison, il est soutenu et cajolé par son épouse Sylvia (Eva Longoria),… Mais, également sans emplois, il préfère "glander" & passer ses journées aux côtés de Jim, plutôt que de chercher du boulot. Ces deux inséparables amis vont aller d’arnaque en arnaque dans l’espoir d’amasser quelques dollars. Mais, la Mort est omniprésente à chaque coin de rue de la "Cité des Anges".

Bad Times

A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler ! Voila ce qu’on peut retenir de ce film. Cet adage est malheureusement arrivé à David Ayer, le réalisateur, scénariste et producteur de "Bad Times". Ce film souffre principalement d’un scénario ampoulé et sentant, à dix kilomètres à la ronde, le déjà-vu. En voulant trop verser dans le drame psychologique, Ayer a, d’une certaine façon, plombé la "rythmique" de son film. Les trop rares explosions d’adrénaline ne suffisent pas à faire oublier de longues séquences bavardes où les protagonistes passent leur temps à boire, à fumer et à jurer.

Bad Times

De plus, "Bad Times" ressemble (trop) furieusement à "Training Day" (2001), produit et scénarisé par ce même David Ayer. A côté de ce film emmené par l’oscarisé Denzel Washington, "Bad Times" fait pâle figure. Si l’histoire manque donc sérieusement de fraîcheur et d’originalité, on ne peut pas reprocher à Ayer de ne pas savoir se débrouiller derrière la caméra. Devant celle-ci, on retrouve le convainquant Freddy Rodriguez (impeccable dans "Bobby"). Le personnage joué par Eva Longoria ("La Sentinelle", "Desperate Housewives") est, par contre, plus anecdotique.

Bad Times

"Bad Times" aurait pu être en somme un petit drame urbain sans grand intérêt s’il n’y avait pas au générique l’excellent Christian Bale ! Celui-ci nous offre, une nouvelle fois, une performance 5 étoiles. Après "Batman Begins" et "Le Prestige", Bale nous revient dans la peau d’un véritable paranoïaque assoiffé de destruction. Son personnage, Jim David, est profondément blessé par le goût du sang et par les atrocités qu’il a commises dans l’armée US. Rien que pour voir la performance hallucinante de Christian Bale, "Bad Times" vaut (quand même) le détour. Si, par contre, vous ne portez pas cet acteur dans votre cœur, vous pouvez toujours vous rabattre sur le DVD de "Training Day".

Bad Times

La bande-annonce...

Un extrait...

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23/07/2007

TERMINATOR 4 : mal parti !

Terminator 3

Le 10 mai 2007, la société Halcyon Company annonçait qu’elle avait acquis les droits de la franchise "Terminator". Ce contrat concerne notamment les revenus dérivés de "Terminator 3 : Rise of the Machines", du projet télévisuel "The Sarah Connor Chronicles" (voir ci-dessous) et, bien entendu, du nouveau long-métrage, "Terminator 4", qui pourrait être en fait le premier volet d’une toute nouvelle trilogie (et oui, encore une !). Le seul problème, de taille, est que la MGM, détentrice des droits de distribution, réclamant aujourd’hui sa part pour ce nouveau "T4", ce que Halcyon Company refuse de verser. Inutile de préciser que les deux "firmes" viennent de porter l’affaire devant les tribunaux. Ces chamailleries judiciaires risquent de durer longtemps et de mettre fatalement en péril le tournage du quatrième "Terminator" qui devait avoir lieu (très) prochainement.

Sarah Connor, le retour

Lena Headey

La nouvelle série américaine "The Sarah Connor Chronicles", sera diffusée dès 2008 sur la chaîne Fox. Produite par Warner Bros Television et C2-Pictures, cette série raconte les aventures de Sarah et de son fils John après les événements de "Terminator 2 : Judgment Day". L’actrice Lena Headey ("Les Frères Grimm", "La Crypte", "300") interprétera l’héroïne de cette série. Pour rappel, c’est Linda Hamilton qui jouait Sarah Connor dans les deux premiers longs-métrages. Après Edward Furlong ("Terminator 2") et Nick Stahl ("Terminator 3"), c’est au tour de Thomas Dekker ("Urgences", "Seinfeld", "Les Experts") d’endosser le rôle de John Connor, le futur sauveur de la terre menacée par les machines.

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22/07/2007

ROCKY : le dernier combat

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Sylvester Stallone revisite avec les honneurs la Légende de Rocky, "Sa Légende" ! Pleurant la disparition de son épouse Adrian (Talia Shire), l’ancien champion du monde, Rocky Balboa, s’est reconverti dans la cuisine. Il est en effet devenu le propriétaire d’un petit restaurant italien portant le prénom de sa défunte compagne. Si il est pénible pour Rocky de voir de moins en moins souvent son fils, il est encore plus difficile, pour lui, de vivre avec les fantômes du Passé. L’ex-boxeur va un jour décider de remonter sur le ring… Peut-être pour se prouver (et pour prouver aux autres) qu’il n’est pas fini !? Une course contre le temps qui passe est lancée.

Rocky Balboa

Si la thématique du jeune champion blessé par la presse (en l’occurrence Mason Dixon, joué par Antonio Tarver) est plaisante mais pas assez développée, ce film réfléchit davantage à la vie et aux sentiments du fils Balboa (Milo Ventimiglia), caché par l’ombre de son "champion" de père. Ce sujet est habilement exploité par Stallone.

Rocky Balboa

Reste énormément d’émotion qui déborde à fusion dans la première partie du film. La seconde moitié de "Rocky Balboa" s’attache principalement à décrire la préparation physique du champion vétéran, avant de clore les débats par le match final. Excessivement rapide et court (c’est du moins l’impression qu’il donne) ce dernier affrontement n’est peut-être pas le plus beau de la saga de "L’Etalon italien". Il cadre néanmoins à merveille avec l’histoire du film : Rocky a toujours une vieille "bête" enragée qui sommeille en lui. Le combat contre le jeune Dixon va permettre à Balboa de relâcher cette "bête" et d’affronter les vieux démons du Passé.

Rocky Balboa

Côté casting rien à redire. On retrouve d’ailleurs ici toute la "mythologie" de Rocky avec notamment le bon vieux Paulie, joué par Burt Young, ironique à souhait. Reste quelques flash-back’s bienvenues bercés par l’enivrante musique de Bill Conti. C’est dans les vieilles casseroles que l’on fait les meilleures soupes. "Rocky Balboa" le prouve ! Une belle leçon de courage et d’abnégation. Bravo Champion !

Rocky Balboa

La bande-annonce...

Pour en savoir plus...

Sylvester Stallone avait à cœur de "clôturer" en beauté la carrière du boxeur qu’il a lui-même créé. Réalisateur, scénariste et (bien entendu) acteur, Stallone souhaitait également redorer l’image de Balboa quelque peu ternie par "Rocky V". Si ce cinquième film s’appuyait sur une histoire pessimiste, "Rocky Balboa", sixième du nom, fait la part belle à un optimisme des plus débordants… Ca fait du bien.

Rocky Balboa

Antonio Tarver qui incarne à l’écran le jeune champion Mason Dixon, est un véritable boxeur. Surnommé Magic Man, Tarver est un ancien champion WBC mi-lourd. Il compte 24 victoires (dont 18 par K.O.) pour 28 combats. Déjà dans "Rocky V" (1990), Stallone avait affronté un autre boxeur : Tommy Morrison, alias Tommy Gunn.

Rocky Balboa

La scène finale où Balboa affronte Dixon a été en partie filmée à Las Vegas, en décembre 2005, lors d’un combat des poids moyens opposant Jermain Taylor et Bernard Hopkins.

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21/07/2007

Keira Knightley en Chanel

Keira KnightleyLa star féminine de la saga "Pirates des Caraïbes" est devenue, il y a peu, la nouvelle égérie de Chanel en prêtant son visage au nouveau parfum "Coco Mademoiselle". On peut dire que la jeune actrice anglaise de 22 ans se donne corps et âme pour ce nouveau rôle. Par exemple, ce 17 juillet, Keira s’est distinguée dans les rues londoniennes en arborant fièrement un sac noir signé Chanel. Ce n’est évidemment pas la première fois qu’une starlette du cinéma s’associe à une marque de parfum ou à un grand couturier. Les exemples sont nombreux, parmi ceux-ci, on peut citer Nicole Kidman (Chanel n°5), Sharon Stone (Dior), Liv Tyler (Givenchy), Hilary Swank (Guerlain) ou Charlize Theron (Dior).

Nicole Kidman Sharon Stone Sharon Stone Liv Tyler Hilary Swank Charlize Theron

Les acteurs aussi arrondissent leur fin de mois en prêtant leur image… Comme Mathieu Kassovitz et Clive Owen (Lancôme) ou encore Jonathan Rhys-Meyers (Hugo Boss). Si le sujet vous intéresse, je ne peux que vous conseiller le très bon article paru dans "Osmoz" (cliquez ici pour y accéder).

Jonathan Rhys-Meyers

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Des PIRATES du bout du Monde

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

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Alors que le capitaine Jack Sparrow (Johnny Depp) a échoué dans un monde étrange et désert après avoir été avalé par le "Kraken", Will Turner et Elizabeth Swann, en compagnie de Barbossa (Geoffrey Rush), tentent de voler des cartes au pirate Sao Feng (Chow Yun-Fat). Ces cartes permettront à nos héros de trouver leur chemin par delà les mers et de délivrer Jack emprisonné dans "l’Antre de Davy Jones", un univers dangereux intercalé entre le monde des vivants et celui des morts. L’aventure ne fait que commencer…

Nous avions quitté de manière assez abrupte les "moussaillons" du Black Pearl un peu à la dérive dans le final de "Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit". Ce deuxième long-métrage, s’inspirant toujours d’une des attractions principales des parcs à thèmes Disney, avait initié une série d’intrigues : Sparrow avait des comptes à rendre à l’infâme Davy Jones (Bill Nighy) ; Will (Orlando Bloom) vivait une histoire d’amour difficile avec Elizabeth (Keira Knightley) ; de plus, le "jeune" pirate avait décidé de délivrer son père, Bill Turner (Stellan Skarsgard), des griffes ou plutôt des pinces de Davy Jones, le capitaine du Hollandais Volant ; James Norrington (Jack Davenport) avait une dignité à retrouver &, pour terminer, l’arriviste Lord Cutler Beckett (Tom Hollander) voulait plus que tout en terminer définitivement avec la piraterie.

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

Pfeuuu ! Ca en fait des histoires à boucler dans le dernier chapitre d’une trilogie riche en rebondissement et en trahison ! Au final, le réalisateur Gore Verbinski et les scénaristes Ted Elliott et Terry Rossio s’en sortent avec les honneurs. Tout en poursuivant donc les intrigues entamées dans les précédents longs-métrages, l’équipe du film s’octroient en plus le luxe d’introduire de nouveaux éléments à un récit déjà bien complexe. En effet, voila-ty pas que nous faisons la connaissance dans "Pirates des Caraïbes, jusqu’au bout du monde", d’une organisation secrète rassemblant les "Neuf Seigneurs de la Piraterie". A cela, vient encore s’ajouter d’autres dénouements dont celui lié aux amours fatals entre Davy Jones et la femme qui lui a arraché le cœur (dans tous les sens du terme).

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

On pouvait quand même craindre que le "navire", produit une nouvelle fois par Jerry Bruckheimer, prenne l’eau pour excédant d’historiettes. Il n’en est rien heureusement & le mérite revient en grande partie à Gore Verbinski qui jongle comme un beau diable avec les nombreuses ficelles scénaristiques qu’il parvient à nouer dans une aventure assez dépaysante. Pour ce faire, Verbinski privilégie (et c’est de bonne guerre) les personnages phares de la trilogie ainsi que les séquences que le public veut voir, en d’autres termes, les duels à l’épée, les combats navals, etc.

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

Inutile de vous préciser que Johnny Depp, alias le capitaine Jack Sparrow, a un rôle de choix dans ce nouveau film. Il est heureux de voir que le chouchou du public a dessoulé et qu’il est maintenant plus apte à assumer son destin. Bien qu’il abuse moins de la bouteille, Sparrow reste heureusement un personnage savoureusement farfelu, parano et éclatant. L’héroïque capitaine du Black Pearl est en forme et cela pour notre plus grand plaisir.

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

"Pirates des Caraïbes, jusqu’au bout du monde" voit le retour d’un autre sacré personnage : le capitaine Barbossa, magistralement interprété par l’illustre Geoffrey Rush. Quel bonheur de revoir cet inquiétant forban shakespearien. Amplifiant son rôle, Rush crève l’écran et compose, avec Depp, un duo incertain mais diablement revigorant. La petite querelle qui oppose les deux capitaines offre son lot de délire et d’humour au cours d’un film qui ménage également des séquences plus romanesques...

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

Un romantisme garanti, d’une part, par l’histoire d’amour tragique de Davy Jones &, d’autre part, par les relations tumultueuses entre Will et Elizabeth. Le jeune Turner va devoir choisir entre sa promise et son père. Choix cornélien en perspective qui amène d’ailleurs un final, made in Hollywood, de belle intensité. De son côté, Keira Knightley / Elizabeth Swann joue les femmes émancipées et, tournant (dramatiquement) le dos à son riche passé, prend du galon au sein de la piraterie.

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

Le bas blesse un peu au niveau des retournements abrupts de situation. Ca devait, sans doute, avoir un effet revigorant sur l’histoire mais ça lasse surtout ! On ne compte plus en effet le nombre de supercheries et de trahisons. Le film peine parfois dans ce dédale de faux semblants où chaque personnage exploite, comme il l’entend, ses vices et vertus. Le courage et la tromperie dominent fatalement les débats. Après tout nous sommes dans un film de pirates !

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

Côté décor et effets spéciaux, ce troisième "Pirates" remplit son contrat haut la main. Les spectaculaires scènes de combat sont un vrai régal. Attention toutefois au mal de mer ! Au rayon des bonnes petites surprises de dernière minute, on notera l’apparition au combien truculente du papa de Jack, le capitaine Teague Sparrow, interprété par l’un des Rolling Stones, j’ai nommé Keith Richards.

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

Sur la musique trépidante de Hans Zimmer, Gore Verbinski orchestre une aventure hallucinante mêlant allégrement hymne à l’honneur et tromperie grabataire. Les 2h48 du film passent comme une lettre à la poste & on se prend même à en redemander ! Il faut dire que ce troisième film, l’aboutissement d’une première (?) trilogie, se conclue par une fin ouverte… Un nouveau "Pirates des Caraïbes" en prévision ? A Voir…

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde

Un dernier conseil pour la route : attendez patiemment le générique de fin. Une séquence importante est en effet prévue juste après celui-ci.

La bande-annonce...

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (1) | |