21/02/2007

"GHOST RIDER", belle chevauchée

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C’est pour avoir voulu sauver son père d’un cancer, que le jeune Johnny Blaze a vendu son âme au Diable (Peter Fonda). Mais la mort n’attend pas & le sacrifice de Johnny n’a servi à rien. Orphelin et poursuivi par une force diabolique, Blaze s’enfuit vers un horizon incertain en abandonnant sa petite amie Roxanne (Eva Mendes). Plusieurs années après, Johnny Blaze (Nicolas Cage) est devenu un cascadeur vedette reconnu dans tout le pays. C’est sur sa moto qu’il effectue des prouesses hallucinantes et brave la mort lors de chaque meeting. Ce train de vie fleurissant, entaché de douloureux souvenirs, va être chamboulé par la réapparition du Diable. Johnny va devenir le "Ghost Rider", ou l’homme de main du Démon (si vous préférez). Ce dernier a justement des difficultés à freiner l’appétit insatiable de sa progéniture surnommée Blackheart (Wes Bentley). Celui-ci a décidé de débarquer dans notre monde pour l’asservir.

"Ghost Rider" est la énième adaptation d’une B.D. made in "Marvel". Après "Spider-Man", "X-Men", "Hulk", "Les 4 Fantastiques", "Daredevil", "Elektra", "The Punisher",… Ce film, réalisé par Mark Steven Johnson (le réalisateur de "Daredevil"), décroche une position honorable dans le classement des meilleurs films tirés de Comics.

"Ghost Rider" souffre principalement d’un scénario beaucoup trop léger. Résultat, la trame psychologique, admirablement rendue dans des "Spider-Man" ou dans des "Batman", est ici ridicule. Excepté ce défaut (de taille !?!), "G.R." se laisse regarder sans le moindre déplaisir.

Les fans de Nicolas Cage seront satisfaits. Si, le rôle du super héro Johnny Blaze n’est pas le meilleur de sa filmographie, Cage endosse assez bien la combinaison de cuir de ce personnage emblématique. Après l’obscure "8mm" et le mythique "Volte/Face", Cage n’a pas perdu de sa superbe pour interpréter ici un schizophrène démoniaque tiraillé entre un pouvoir destructeur et une soif d’Amour et de prospérité. Quoiqu’on en pense, le "Ghost Rider" est un héro complexe. Plus que le simple serviteur du Diable, il est muni d’une conscience sans faille (en apparence) & rend la justice divine par de monstrueux procédés. Que voilà des capacités intéressantes qui, espérons-le, seront davantage étudiées dans le possible futur "Ghost Rider 2" ! En effet, outre les rumeurs qui circulent en ce moment à Hollywood, le final de "G.R.", premier du nom, ne laisse planer aucun doute sur une éventuelle suite.

Du côté des très bonnes surprises de ce film, on applaudira la férocité des effets spéciaux. Notre super héro est admirablement bien rendu. On peut en dire de même pour les premières séquences de "transformation" lorgnant, parfois, sur l’horrifique. Un régal ! Quelques infimes notes d’humour viennent pimenter cette aventure épique où une moto d’enfer a remplacé le fidèle destrier des Cow-boys d’autrefois. "Ghost Rider" n’est pas pour autant une folle chevauchée FANTASTIQUE… Mais si vous aimez les effets spéciaux qui déchirent, vous serez comblés.

Alors, quel est mon verdict (pas impartial étant donné que je suis un FAN de Nicolas Cage) ? Si vous avez été, comme moi, déçus par "Elektra", "The Punisher" ou "Hulk", rassurez-vous : "Ghost Rider" est de loin supérieur à ces films. Moins sombre que "Daredevil" & moins psychologique que "Spider-Man" & "Batman", le film de Mark Steven Johnson est un très bon spectacle visuel. Pour le reste, quelques lacunes doivent malheureusement être épinglées. L’aspect religieux & satanique, par exemple, est honorablement exploité. Cependant, comparé au "Constantine", avec Keanu Reeves, la mythologie exploitée dans "G.R." paraît bien mince.

La bande-annonce...

Ce n’est pas la première fois que Sam Elliott joue dans un film tiré d’une B.D. "Marvel". On avait déjà pu l’apercevoir dans "Hulk" (2003). Il y jouait le général Ross, l’ex-futur beau-père du géant vert.

L’acteur Wes Bentley ne vous dit peut-être rien… Et pourtant ! Avant de jouer dans "Frères du désert" (2003), Bentley avait chamboulé le Monde du cinéma avec sa performance hallucinante dans le non moins prodigieux "American Beauty" (2000) de Sam Mendes. Il y interprété un adolescent solitaire et philosophe, dénommé Ricky Fitts.

Quel sympathique clin d’œil de retrouver dans "Ghost Rider", Peter Fonda. Il n’a pas toujours le Diable en personne. Il fut un temps, où Fonda zonait, lui aussi, avec les motards de "Easy Rider" (1968). On l’a vu récemment jouer les surfeurs dans l’emblématique "Los Angeles 2013" (1996) de John Carpenter.

Écrit par TOM dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (0) | |

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